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Les quartiers frappés par la crise

Le notariat a rendu son étude sur 2009. Si les prix ont bien résisté à Lyon, reculant de seulement 4,7 %, certains secteur ont dévissé de plus 10 %.

Lyon n'a pas trop pâti de la crise de l'immobilier. En 2009, les prix des appartements anciens y ont baissé de 4,7 %, contre 5,2 % à Marseille, 5,6 % à Bordeaux, 6,9 % à Toulouse ou encore 7,4 % à Toulouse. Et encore Me Pierre Bazaille, président de l'institut notarial de l'immobilier, souligne-t-il que dans certains villes de taille moyenne, les prix se sont effondrés de 15 voire 20 %.

La crise est finie

"La secousse immobilière à Lyon intra muros n'a duré que six mois, entre l'automne 2008 et le printemps 2009", précise Me Bazaille. Selon lui, les prix ont déjà amorcé une remontée lors du dernier trimestre. Lyon tire son épingle du jeu, grâce son attractivité supérieure et son tissu économique diversifié. En moyenne, un appartement ancien se revend pour 2659 euros le m2. Deux quartiers dépassent le seuil des 3000 euros/m2 : Tête d'Or Saxe (3218 euros le m2) et Presqu'Ile (3093 euros le m2). A l'opposé, Plateau Duchère (1687 euros le m2) et Etats-Unis Mermoz (1992 euros le m2) sont les secteurs les moins côtés.

Croix-Rousse plateau dévisse

La baisse n'a pas frappé le marché de façon uniforme. Certains quartiers ont franchement dévissé  : Gare de Vaise (-10,6 %), Croix-Rousse Plateau (-10,5 %), Point du Jour (- 9,9 %) et Etats-Unis Memoz (- 9,7 %). "Croix-Rousse Plateau qui faisait la course en tête s'érode, constate Me Bazaille. C'est l'un de ceux qui ont le moins bien évolué depuis dix ans. Il n'y a pas assez de vie de quartier". De ce point de vue, le secteur souffre de la proximité avec le coeur du 4e ou le haut des Pentes, qui eux regorgent d'activités.
En revanche, certains beaux quartiers résistent bien (Pentes Croix-Rousse, Croix-Rousse centre, Vieux Lyon), prisés par des acquéreurs qui ne connaissent pas la crise. Charlemagne, Baraban et Gorge de Loup refluent eux-aussi de moins de 2,5 %. "Charlemagne profite de la proximité de la Confluence et le haut des Pentes bénéficie d'un effet bobo", indique le notaire.

Gerland et Charlemagne, réhabilités

Cette baisse de 4,7 % n'annule pas le cycle de hausse précédent : tous les quartiers de Lyon progressent depuis 5 ans (+ 36,2 % en moyenne). Ce laps de temps est intéressant pour juger les mutations au long cours. Les Terreaux (+ 46 %) sont ainsi perçus comme beaucoup plus sûrs qu'il y a une dizaine d'années. Charlemagne, Gorge de Loup et Gerland, relativement abordables, ont entrepris un rattrapage sur des quartiers plus chers et moins accessibles aux classes moyennes. "Gerland reste mal placé mais c'est un bon placement à dix ans", note Me Bazaille. Le notaire parie sur l'effet positif de l'arrivée du tramway et de la passerelle piétonne qui va rejoindre la darse du Confluent.

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1 commentaire
  1. pierrem - 5 octobre 2010

    Je reviens sur cet article car la tendance s'inverse. La pénurie de biens immobiliers fait à nouveau augmenter les prix. Même si certains quartiers ont baissés l'année dernière, les prix reviennent vite sur des bases hautes. Maintenant jusqu'où vont monter les prix et cette tendance n'est elle pas risquée...

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