Les fonctionnaires lyonnais perturbent le conseil municipal

Mais dès l'arrivée des premiers manifestants, le soleil perse les nuages. Le vent laisse place au mécontentement des agents municipaux. Au menu des revendications, les mêmes que le précédent rassemblement du 26 mars qui avait rassemblé 500 personnes. Ils réclamaient la sécurité de la promotion interne et la participation de la ville aux frais de transports des agents. Aujourd'hui, s'ajoutait à ces revendications, celle de la suppression du projet " Emeraude " relatif à la réorganisation des services. Pour Julia Kabakdjian du syndicat SUD, le projet " Emeraude " correspond à la " la mise en place d'externalisation, le non-remplacement d'un retraité sur trois et la tarification de certains services municipaux ". " Rien n'a changé depuis le 26 mars " selon Richard Delauzun, secrétaire du syndicat CGT. " La direction générale des services se dit ouvert à la discussion mais il n'y en a aucune ". Les fonctionnaires interrogés se disent choqués par les projets de la mairie socialiste. " C'est une gauche décomplexée qui siège à la mairie. Le maire se préoccupe plus de ses ambitions politiques que de l'avenir des agents municipaux " dénonce Richard Delauzun, soucieux.

Le conseil municipal perturbé

Cornes de brume, slogans et sifflets, tout avait été prévu pour créer un maximum de bruit. Le cortège de 400 manifestants, selon les organisateurs, s'est rendu à deux reprises sous les fenêtres du conseil municipal qui se déroulait dans l'après-midi. Au deuxième passage, Michel Havard, chef de l'opposition UMP à Lyon a demandé une suspension de séance comme la loi lui permet. Au même moment, le cortège se déplaçait, le bruit aussi. Après 3 ou 4 minutes de suspension, le conseil municipal reprenait sans aucune remarque du maire au sujet du rassemblement des fonctionnaires ou de leurs revendications. Le groupe d'opposition UMP s'est raillé cependant du projet " Emeraude " de la mairie socialiste : " Ce que vous dénoncez au niveau national, vous l'appliquer à l'échelle locale " déclarait Michel Havard. Les organisateurs de la manifestation espéraient faire " un maximum de bruit pour se faire entendre du conseil municipal ". Celui-ci semble avoir entendu mais pas écouté.

Victor Guilbert

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