Les Atelières ont été reçues chez Montebourg

Le ministre du Redressement productif a reçu les représentants des Atelières et de banques pour “examiner toutes les options afin de permettre la poursuite de l’activité industrielle”.

C’est un peu la réunion de la dernière chance qui s'est tenue mercredi soir pour les Atelières au ministère du Redressement productif. La société coopérative fondée il y a un an à peine avec des anciennes salariées du corsetier Lejaby pourrait en effet être placée en redressement judiciaire dès vendredi, faute de financements, et malgré un carnet de commandes bien rempli.

Cette rencontre entre des représentants du ministère, des Atelières et des banques avait pour but "d'analyser les difficultés industrielles et financières de l’entreprise et les moyens éventuels de pérenniser son activité", précise le ministère d’Arnaud Montebourg.

Mais le ministre pourrait-il mettre la main à la poche pour donner les 600 000 euros que les Atelières ne réussissent pas à obtenir des banques ? Pas sûr. "S’ils peuvent avoir un rôle de levier, les pouvoirs publics n’ont cependant pas vocation à prendre en charge la totalité des besoins de financement des activités industrielles. Elles doivent également, par elles-mêmes, susciter la confiance des investisseurs et des clients", précise-t-on au ministère.

Pourtant, dans un communiqué publié avant la réunion, les services d’Arnaud Montebourg précisent que "dans le cas particulier des Atelières, toutes les options seront examinées afin de permettre la poursuite de l’activité industrielle", rappelant que "dès la création de cette entreprise, le Gouvernement s’est mobilisé pour encourager un projet visant à soutenir le Made in France dans un secteur particulièrement exigeant".

Arnaud Montebourg n’est pas totalement étranger aux Atelières, même s’il n’est pas impliqué directement : une des administratrices de la société est en effet son ancienne mandataire dans le Rhône à l'époque de la primaire socialiste.

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1 commentaire
  1. FOurs - 6 mars 2014

    Sûr, l'état n'a pas à mettre la main au portefeuille, on est en société libérale et en économie de marché. Mais pourquoi les banques ne jouent-elles pas leur rôle ? Ça le ministère peut le savoir et faire rectifier les choses, non ?

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