Le PS et Saint-Fons

Dans l’ordonnance de renvoi de l’affaire de Saint-Fons, les initiales du Parti Socialiste apparaissent régulièrement. Mais ni le PS ni ses responsables locaux ne vont s’expliquer lors du procès qui s'est ouvert lundi 30 novembre.

Les faits se rattachant au parti qui a régné sur Saint-Fons pendant 35 ans sont prescrits ou ont abouti sur une ordonnance de non-lieu. Le PS a pourtant bénéficié de locaux mis gracieusement à sa disposition par l’IFRI, une association satellite de Léo Lagrange créée par Yvon Deschamps, ancien adjoint aux finances de Gérard Collomb, qui avait pour but de “favoriser des échanges internationaux”. L’IFRI avait acheté un bâtiment à Saint-Fons. Il était occupé par un bar, la permanence du PS et l’URLL. Les loyers du bar et de l’URLL servaient à rembourser les traites du prêt. Le PS, lui, n’a jamais eu à payer. Le secrétaire de la section de Saint-Fons était Michel David, présenté comme l’homme clé du système.

D’autres associations satellites de la nébuleuse Léo Lagrange-CPNG ont aussi rendu des services au PS. De nombreux jeunes socialistes ont été employés par l’URLL. Mais surtout, le Graphic, une association qui gérait la restauration d’un lycée et une sorte de salle de concert via des subventions accordées par le CPNG a réglé des factures de traiteur des états généraux du PS de 1993. L’EPRA, une association du même genre que l’IFRA, a, elle, réglé la note d’un repas avec des cadres locaux du PS et des nationaux comme Laurent Fabius ou Pierre Mauroy dans un très grand restaurant de l’Ouest lyonnais. La douloureuse portait bien son nom ce soir là : l’IFRA a réglé une note de 203 000 francs.

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