Le député du Rhône Georges Fenech veut un "Guantanamo à la française"

Le président de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015 a proposé aujourd'hui un "Guantanamo à la française" pour les djihadistes de retour de Syrie et d'Irak.

Georges Fenech interrogé par Valeurs Actuelles a déclaré "Un Guantanamo à la française serait la solution la plus simple. Un établissement dédié à des individus radicalisés serait effectivement une solution." "Ce qui m'inquiète beaucoup, c'est le défaut d'anticipation par le gouvernement de ce qui risque de se passer. Nous allons assister à un véritable raz-de-marée de retours de jihadistes sur notre territoire, car Daech perd beaucoup de terrain, l'organisation va tomber, c'est une question de mois. Rien n'a été anticipé sur ces retours", a poursuivi Georges Fenech.

Après avoir rendu un rapport qui comprend 39 propositions dans le cadre de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats qui ont touché la France en janvier et novembre 2015, le député du Rhône a exprimé une position comparable à celle d'un autre membre de son parti, Laurent Wauquiez. Ce dernier avait déjà avancé cette proposition après les attentats de novembre et est revenu à la charge ce mercredi durant le vote de prolongation de l'État d’urgence.

Pour rappel, la prison de Guantanamo a été créée en 2001 sur l'île de Cuba après les attentats de 11 septembre pour y enfermer sans procès et hors de tout cadre juridique les individus suspectés ou avérés terroristes. En 2008, Barack Obama avait annoncé vouloir fermer la prison. Une promesse qui n'a pas encore été suivie d'effets.

à lire également
Banderole du collectif “Presqu’île en colère” sur des balcons – Lyon, octobre 2019 © Antoine Merlet
La multiplication des collectifs “en colère” aux quatre coins de la ville oblige les candidats aux municipales lyonnaises à développer leur arsenal “sécuritaire”, qui repose principalement sur la police municipale et la vidéosurveillance. Tous en font leur priorité, mais la conception qu’ils en ont ravive des clivages politiques.
Faire défiler vers le haut