Le coup de folie mortel d'un étudiant en médecine

Fait-divers. Un étudiant en médecine a tué dans la nuit de jeudi à vendredi dernier son ex-fiancée avant de jeter le corps dans le Rhône.

Vendredi dernier, Alexis, 22 ans, étudiant en quatrième année de médecine annonce à son père une terrible nouvelle. Il vient de tuer son ex-petite amie - ils étaient officiellement séparés depuis un mois et demi -, Anne-Sophie, étudiante en seconde année d'ergothérapie à l'école Rockefeller dans le 8e à Lyon. Le père d'Alexis est médecin. Il exerce depuis de nombreuses années dans un hôpital lyonnais et ne croit pas son fils. Pensant qu'il délire, il décide de l'emmener consulter à l'hôpital psychiatrique du Vinatier.

Et pourtant, Alexis disait vrai. Quelques heures plus tôt, il s'est bel et bien rendu coupable d'un acte meurtrier. Selon nos informations, la veille de ses aveux à son père, Alexis se sent mal. Il décide d'appeler Anne-Sophie sur son portable car il dit vouloir lui parler au plus vite. La jeune demoiselle participe à une soirée mais accepte de rejoindre Alexis. Les deux ex-amoureux tentent de s'expliquer dans une voiture qui est stationnée à Sathonay-Village (nord de Lyon). Alexis tente de convaincre Anne-Sophie de renouer leur relation, en vain. Alexis sort un pistolet et tire à trois reprises sur le visage de l'étudiante. Il se rend ensuite sur les Berges du Rhône, à hauteur du parc de la Feyssine pour jeter le corps d'Anne-Sophie.

La préméditation a été retenue par le parquet. "Dans cette affaire, l'élément déclencheur est la rupture amoureuse. Le mis en examen s'est procuré l'arme un mois auparavant. Il n'avait aucune trace d'alcool dans son corps", confesse Xavier Richaud, procureur de la république de Lyon. Selon nos sources, Alexis avait acheté cette arme dans le but de se suicider. Il avait déjà tenté à deux reprises de mettre fin à ses jours. Ce que nous confirme un étudiant de la fac de Laënnec. "Depuis quelques temps, il était dépressif, il vivait très mal cette rupture. Il avait déjà tenté de faire une TS " (tentative de suicide, NDRL).

A la fac de médecine de Laënnec, la nouvelle s'est vite répandue. Deux cellules d'aides psychologiques ont été mises en place sur les sites de Laennec et de l'école d'ergothérapie où étudiait Anne-Sophie. Le choc a fait place à l'incompréhension générale. Alexis était connu de tous mais surtout il était très apprécié. Décrit comme un jeune homme simple et sans histoires, il était un membre actif du CRAC, l'association étudiante de la fac lyonnaise."Personne n'arrive à comprendre son geste. C'était quelqu'un de sociable et de très gentil", confie une étudiante de Laennec. Alexis séjourne actuellement dans une unité psychiatrique de la prison de Villefranche-sur-Saône.

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