Agnès Marion
Agnès Marion © Tim Douet

“La communauté nationale a éclaté en une multitude de communautés”

À trois jours du premier tour de l’élection présidentielle, la conseillère régionale du Front national Agnès Marion est l’invitée de L’Autre Direct.

Lyon Capitale : Pourquoi aujourd’hui, la France n’est plus la France ?

Agnès Marion : La communauté nationale a éclaté en une multitude de communautés qui ont des revendications particulières. Ce qui est contraire à l’idée d’une République indivisible.

Quelles communautés ?

Ce peut être des communautés religieuses… Les Français ont une communauté de destin, et ils doivent partager les mêmes lois. Il y a un certain nombre de revendications de l’Islam radical sur notre territoire : des horaires différenciés de piscine, des menus particuliers… [À Lyon] nous n’avons pas cédé sur les piscines, mais il y a dans toutes les cantines un menu particulier sans porc pour les enfants de confessions musulmanes. Les communautés revendiquent de plus en plus fermement des régimes particuliers.

Quand est-ce que la France était plus grande qu’aujourd’hui ?

Elle a été grande à tant de moments de son histoire… Sous Louis XIV, avec Richelieu, sous le Général de Gaulle… Quand elle rayonnait dans le monde et qu’elle avait un message à adresser à toutes les nations !

Concernant le financement de votre programme, on y voit beaucoup de coups de pouce : baisse des impôts, retraite à 60 ans, baisse des impôts sur la transmission d’héritage... Mais peu de coups de rabot. Votre programme est peut-être déséquilibré, voir populiste ?

La renégociation que nous allons ouvrir avec l’Union européenne nous permettra de récupérer une partie de cet argent que nous lui avons donné. Nous lui versons chaque année 20 milliards, nous n’en récupérons que 13. Il y a également toute la fraude au système social... Et nous réserverons des prestations sociales (le logement, le travail) à des Français. Ce sera aussi des moyens de faire des économies d’échelles.

 

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