La centrale de Saint-Alban vulnérable en cas de séisme

Située à 40 kilomètres au sud de Lyon, la centrale iséroise de Saint-Alban fait partie des huit installations françaises sur lesquelles un “événement significatif de niveau 2” a été déclaré cette semaine par l’Autorité de sûreté nucléaire.

Des inquiétudes concernant 20 réacteurs nucléaires français. Ce mardi, EDF a prévenu l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) que "le fonctionnement des diesels de secours pourrait ne plus être assuré" en cas de séisme. Et cela dans les huit centrales fonctionnant sur des réacteurs de 1 300 MWe, dont celle de Saint-Alban, à 40 kilomètres au sud de Lyon.

En cause, les moteurs diesel qui équipent les réacteurs de 1 300 MWe, censés assurer l’alimentation électrique de certains systèmes de sûreté en cas de défaillance, "notamment à la suite d'un séisme", précise l'ASN. Les composants de ces moteurs pourraient ne pas être assez résistants à un séisme.

"La déclaration de cet événement significatif par EDF fait suite à la découverte le 27 mars 2017 d’une non-conformité sur les groupes électrogènes du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne), explique l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Au titre du retour d’expérience, EDF a contrôlé, entre avril et juin 2017, les autres réacteurs de type 1 300 MWe, et identifié d’autres écarts."

L'ASN a classé cet événement significatif au niveau 2 sur l'échelle INES et demandé à EDF d'intervenir au plus tôt sur les moteurs diesel.

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