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L'ex-président de la CCI et le président du LOU Rugby mis en examen

EXCLUSIF - Le juge lyonnais en charge de l'enquête sur l'affaire Rhônexpress a signifié une mise en examen à tous les protagonistes du dossier. Guy Mathiolon, l'ancien patron de la CCI et Yvan Patet, le président du LOU Rugby, ont quitté les bureaux du magistrat en fin d'après-midi vendredi 9 décembre.

Ils se sont toux expliqués durant près de 48h de garde à vue mais ils devront le faire encore pendant de longs mois. L'instruction dans l'affaire Rhônexpress vient d'accoucher de quatre mises en examen à l'encontre de Guy Mathiolon, ex-président de la CCI, Yvan Patet, patron du groupe Em2C et président du LOU Rugby, André Roibet, entrepreneur de BTP à Pusignan et Yann Gaillard qui porte l'essentiel des accusations.

Guy Mathiolon est incriminé pour favoritisme, tentative de détournement de fonds publics et complicité d'abus de bien social. Yvan Patet est pour sa part mis en examen pour abus de bien social.

Le juge Philippe Duval-Molinos travaille sur un chèque de 29 900 euros émis par la société de M. Patet, Em2C, à Yann Gaillard. Ce chèque sur lequel travaillaient les enquêteurs de la brigade financière a été rendu public par Lyon Capitale en juillet dernier. Yann Gaillard ayant toujours expliqué que ce chèque était le résultat d'un arrangement avec Guy Mathiolon afin que ce dernier lui verse un début de rémunération pour son implication dans la modification du tracé du tram Rhônexpress. Selon les dires de Yann Gaillard, M. Mathiolon aurait demandé à Yvan Patet de signer un chèque à Yann Gaillard. Le président du groupe immobilier Em2C servant ainsi d'intermédiaire.

"Cette version est invalidée par tous les protagonistes sauf Yann Gaillard qui continue à soutenir cette version. Gaillard dit que ce chèque est le résultat d'une transaction. De notre côté, on justifie que c'est la rémunération d'un apport d'affaires, en l'occurrence un projet de maison médicale" affirme l'avocat de M. Patet, Me Gilles Dumont-Latour. D'après nos informations, le responsable de cette maison médicale, Monsieur A., aurait été entendu comme témoin ces dernières 48h et aurait confirmé la version de M. Patet, lequel aurait fourni des éléments de preuves qui semblent justifier que ce chèque de 29 900 euros rémunérait Yann Gaillard comme apporteur d'affaires à la société Em2C de ce projet de maison médicale. Deux conventions en date du 2 février 2009 et du 25 septembre 2009 valideraient la version de M. Patet pour qui M. Gaillard aurait travaillé jusqu'en septembre 2009. Date à laquelle (le 29 septembre 2009 précisément) la société Em2C a établi le fameux chèque rémunérant la contribution de M. Gaillard.

Lyon Capitale a rendu public en juillet dernier le document sur lequel se concentrent les investigations de la brigade financière et du juge Philippe Duval-Molinos.

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1 commentaire
  1. putoisblogueur - 10 décembre 2011

    Quand certaines personnes arrivent à un certain niveau de rémunération et de responsabilité, les magouilles commencent et l'intégrité est mis à mal..

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