JULIETTE ZAVARISSE, L'ART DE SE DISTINGUER

Durant cinq semaines, deux portraits de créateurs qui ont réussi le pari de devenir leur propre patron.

18 ans, elle a le rêve d'être à la tête d'une entreprise. A 29 ans, elle le réalise en créant "Dinstinction".

A l'âge où les filles pensent plutôt à aller en boîte de nuit, Juliette Zavarisse pensait déjà à la création d'entreprise. Elle a dû attendre ses 29 ans, en 2005, pour lancer son projet. Issue de la communication (par son travail) et des sciences cognitives (par ses études), elle a eu envie de réunir ses deux passions en un concept : "le marketing sensoriel". "Partant du constat que notre esprit est saturé d'information et de communication, l'idée est de créer des atmosphères sur-mesure afin de marquer les cinq sens des clients et visiteurs d'un lieu". Dans un magasin de Snowboard, c'est un graffeur qui est intervenu. Au dernier Festival de Cannes, elle a recréé pour un salon, une ambiance de jardin japonais avec senteurs, bruit de l'eau et sculpture. Alors que d'autres rêveraient d'être à la tête de centaines de salariés, elle a fait le choix de rester seule pour monter ces mises en scènes. Selon les chantiers, elle fait appel à un scénographe, à un directeur artistique, à des "nez" et à toutes sortes d'artistes. "A 18 ans, ma mère me prenait pour une folle. Je voulais surtout être seule à la tête d'une idée".

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Pierre-Yves Gomez © Antoine Merlet
Pierre-Yves Gomez est économiste, essayiste et professeur à l’EM Lyon, où il dirige l’Institut français de gouvernement des entreprises. Dans L’Esprit malin du capitalisme (Desclée de Brouwer, 2019), il montre comment le capitalisme s’approprie tous les aspects de notre existence et dans quelle mesure il influence nos modes de vie. Entretien.

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