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Grand Lyon : comment le confinement a impacté la qualité de l'air en 6 semaines ?

L'agence Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a fait le point en graphique sur l'évolution de la qualité de l'air dans la région depuis le début de la mise en place du confinement.  

Après 6 semaines de confinement, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes fait le point sur l'évolution de la qualité de l'air dans les grandes agglomérations régionales. Selon l'agence, “le confinement n'est pas sans effet sur la qualité de l'air, notamment dans les grandes agglomérations. Les émissions de polluants atmosphériques provenant du trafic routier et des industries ont en effet largement diminué. Cependant, certains polluants comme les particules ou l'ozone restent à surveiller”. Et d'ajouter : “En effet, la chimie de l’air est complexe. Certains polluants dits « secondaires » ne sont pas directement émis directement par les activités anthropiques, ils se forment dans l'atmosphère par réaction chimique, c’est le cas par exemple de l’ozone. Les conditions météorologiques sont aussi un facteur important à prendre en compte, car elles peuvent influencer positivement ou négativement l’état de la qualité de l’air d'un jour à l'autre. Enfin, les sources de pollution sont nombreuses et variées, les transports ne sont pas les seuls émetteurs de polluants.”  

Dans le détail à Lyon, on observe sur ce graphique que les oxydes d'azote (NOx) sont en forte baisse et très en dessous des normales saisonnières (moyenne des cinq dernières années) depuis le début du confinement. À l'inverse, les particules fines sont à des niveaux très élevés malgré la réduction du trafic. Atmo avance plusieurs explications. D'abord, une baisse des températures en début de période de confinement, entraînant une augmentation des rejets du chauffage individuel au bois notamment, émetteur principal de particules dans notre région. Ensuite, une météorologie très stable et très sèche, “qui a pu à la fois favoriser l’accumulation et parfois le réenvol de particules déposées sur les sols” ainsi que la création “de particules secondaires”. Et enfin, “le travail agricole des sols, des brûlages destinés à limiter l’impact du gel sur les cultures, ou des brûlages de végétaux à l’air libre, parfois constatés malgré l’interdiction, ainsi que l’import de particules désertiques.”   

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