Gilets jaunes à Lyon : pas de nouvelle installation à Feyzin

Plusieurs dizaines de gilets jaunes tentaient, ce matin, de bloquer l’entrée de la raffinerie Total à Feyzin, en vain. Les CRS, nombreux, les en ont empêchés. Cette après-midi, une douzaine de gilets jaunes est restée aux abords du rond-point emblématique de leur mobilisation.

La semaine dernière, les gilets jaunes mettaient le feu à leur campement sur le rond-point de Feyzin près de la raffinerie, anticipant la venue des CRS qui devaient les déloger (lire ici). Le goudron porte encore les traces des pneus brûlés. Une semaine plus tard, au lendemain des fêtes, l’esprit se veut bon enfant. Quatre gilets jaunes de Feyzin, Smartphone à la main, plaisantent sur les messages échangés ces derniers jours. Un père Noël vêtu d’une perruque jaune fait notamment rire l’assemblée.

La semaine dernière, les gilets jaunes avaient mis le feu à leur campement à Feyzin.

Ce vendredi 28 décembre, ils voulaient marquer les esprits en bloquant l’accès à la raffinerie de Feyzin. Mais les forces de l’ordre étaient mobilisées pour les en empêcher. Dans les rangs des manifestants, des gilets jaunes du sérail mais aussi d’autres venus du péage de TEO. Certains venaient d’encore plus loin : Valence, Montélimar, Clermont-Ferrand. Ce sera pour une prochaine fois. Ils ne comptent pas abandonner de sitôt, malgré l’échec de ce matin. « On est dans l’euphorie des fêtes, alors le mouvement retombe un peu. Pour le réveillon du jour de l’An, je vais monter à la montagne, loin de tout. Et ensuite rendez-vous le 5 janvier. » Cet homme de 57 ans, qui n’était « jamais descendu dans la rue », considère que les annonces d’Emmanuel Macron ne sont que « des miettes ». Contre la violence, il espère que le mouvement des gilets jaunes saura se structurer. « Il faut des personnes qui puissent dire « nous voudrions » et non « je veux » ». Quant aux actions à mener… « Réussir à bloquer des lieux comme la raffinerie, pour que cela bloque le gouvernement mais pas les gens. »

Au péage de TEO, les gilets jaunes restent mobilisés. Motards et personnes handicapées s'étaient joints à eux il y a quelques jours.

En face du rond-point, l’autoroute A7 et ses camions. Les klaxons retentissent régulièrement. Le poing en l’air, les gilets jaunes répondent que le mouvement n’est pas encore mort. « Je suis déterminé, j’irai jusqu’au bout. Jusqu’à ce que des mesures durables et significatives soient prises  » glisse un cinquantenaire. D’ici à l’année prochaine, il y a le réveillon du jour de l’An. Certains le passeront ensemble, au chaud.

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut