Réfugiés Albanais plan grand froid © Tim Douet
© Tim Douet

Fin du dispositif hivernal : fermeture progressive des dispositifs

En raison de la météo plus rude, la préfecture, comme chaque année prend la décision d’ouvrir des dispositifs d’urgence où sont accueillies les personnes à la rue. Le dispositif hivernal, qui a pris fin le 31 mars, implique la fermeture de ces lieux d’hébergement et le retour à la rue pour des centaines de personnes.

Dans une réunion tenue au début du mois d’avril, le préfet du Rhône, Stéphane Bouillon, informait qu’aucune personne hébergée dans un dispositif d’urgence ne serait renvoyée à la rue "sans examen social et administratif de leur situation individuelle." Il s’agit de constater la situation de toutes les personnes hébergées pour les « orienter vers les structures adéquates » précise la préfecture.

Les publics vulnérables autorisés à rester jusqu’à fin juin

L’échelonnage promis par le préfet quant à fermeture des dispositifs a déjà débuté. A Saint-Priest, plusieurs dizaines de familles étaient hébergées à la caserne Chabal. "Sur les 231 personnes initialement présentes, 112 vont pouvoir rester." Les personnes concernées par le sursis pourront rester dans l’enceinte de la caserne jusqu’à la fin du mois de juin. "Ce sont des personnes qui administrativement sont en droit de prétendre à se diriger vers un dispositif d’intégration, ou alors des publics très vulnérables", précise la préfecture. Les 119 personnes qui doivent quitter les lieux disposent de 10 jours pour le faire.

Les associations s’inquiètent

10 jours qui ne sont qu’un bref soulagement pour les associations qui s'inquiètent. "Comme chaque année, on craint ce moment, parce qu’on n’a pas de solutions pour tous ceux qui vont retourner dans la rue. On leur conseille de rester le plus longtemps possible." Jean-Paul Vilain est bénévole à Coordination Urgence Migrants. Il espère trouver une solution commune avec les autres associations et collectifs lyonnais qui se battent pour les migrants laissés à la rue. "Evidemment une solution collective serait plus adaptée, mais peut-être qu’il n’y aura que des solutions de la part de chaque association." Comme chaque année "on ressasse la même rengaine en demandant l’ouverture des bâtiments inoccupés pour le dispositif hivernal. Les conditions y seraient quand même bien meilleures que dans un gymnase ou une caserne", déplore le bénévole. "On fatigue tous de cette situation, mais évidemment, on ne lâchera rien", conclut-il.

De son côté, la préfecture se félicite du nombre de places pérennisées qui augmente tous les ans. "Nous avons actuellement plus de 5 600 places pérennes sur le Rhône, une augmentation de 124 % par rapport à 2012." Avec les 5 000 places pérennes supplémentaires qui seront ouvertes sur l’ensemble du territoire, la préfecture du Rhône espère pouvoir en ouvrir 300 supplémentaires sur le département.

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