Énergies renouvelables : Engie rachète le Lyonnais Maïa

L'ex GDF-Suez a pris le contrôle de Maïa Eolis, Maïa Solar et Hydro Maïa.

Fondé en 1908 par Amable Maja, le Groupe Maïa a installé son siège rue de l'Antiquaille, à Lyon 5e. Présidé par Christophe Gruy, dont la famille détenait jusqu'ici la majorité du capital, le groupe emploie quelque 300 personnes, et a réalisé un chiffre d'affaires de 88 millions d'euros en 2014, pour 28 millions d'excédent d'exploitation.

Il possède deux pôles : un pôle infrastructures mené par Maïa Sonnier et ses filiales (dans les domaines du génie civil, génie urbain, travaux fluviaux, souterrains ou ferroviaires, ouvrages d'art...) et un pôle énergie. Ce sont les filiales de ce pôle qui viennent d'être cédées à Engie.

Engie, premier sur l'éolien

Engie possédait déjà 49 % de Maïa Eolis, filiale spécialisée dans l'énergie éolienne, de la conception à l'exploitation de parcs éoliens. Maïa Solar, comme son nom l'indique, se focalise sur la création de centrales solaires photovoltaïques. Et Hydro Maïa, développe, construit et exploite des centrales hydroélectriques.

Par cette acquisition, Engie consolide sa position de leader dans l'énergie éolienne en France. De son côté, le groupe Maïa a indiqué ne pas disposer de moyens financiers suffisants pour investir dans le secteur des énergies renouvelables, notamment à l'aube d'évolutions réglementaires qui doivent entrer en vigueur en 2019.

Le montant de cette importante opération financière n'a pas été communiqué. Le pôle énergie pesait pour 43 % du chiffre d'affaires du groupe en 2014.

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Pierre-Yves Gomez © Antoine Merlet
Pierre-Yves Gomez est économiste, essayiste et professeur à l’EM Lyon, où il dirige l’Institut français de gouvernement des entreprises. Dans L’Esprit malin du capitalisme (Desclée de Brouwer, 2019), il montre comment le capitalisme s’approprie tous les aspects de notre existence et dans quelle mesure il influence nos modes de vie. Entretien.
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