De plus en plus de pauvres en Rhône-Alpes

Le Secours catholique publie ce jeudi une étude statistique sur la pauvreté en France, effectuée en 2013. Le bilan est inquiétant, avec un taux de pauvreté des familles “en constante augmentation depuis 10 ans”. La région Rhône-Alpes n’échappe pas à la règle.

En France, la moitié des personnes assistées avait moins de 40 ans. L’une des caractéristiques de la région Rhône-Alpes, c’est une population plutôt jeune (des moins de 25 ans plus présents dans la région) et une forte proportion de personnes âgées de moins de 40 ans (50 % à 53 %), une similitude donc avec la cartographie nationale. C’est aussi une région où la présence de personnes étrangères est plus importante. Ces migrants venant principalement de l’Europe de l’Est représentent 8 à 19 % de la population accueillie par le Secours catholique dans la région Rhône-Alpes. En France, 7 % de ces migrants ont été assistés par l’association, ce qui fait de Rhône-Alpes une région qui attire sensiblement plus de personnes étrangères du fait de son attractivité économique.

Des ménages en grande difficulté

Deux raisons principales poussent les ménages à se tourner vers le Secours catholique en Rhône-Alpes. 21 % à 28 % des ménages ne perçoivent ni revenus du travail ni transferts. Et 25 % à 38 % font face à des impayés liés à des découverts bancaires. On remarque également un niveau de vie plus bas, entre 451 et 506 euros, c’est-à-dire 9 à 64 euros de moins que le niveau national, qui se situe à 515 euros.

La région Rhône-Alpes détient le triste record de la proportion de personnes sans logement stable la plus importante. Plus d’une personne sur dix vit dans un squat, un abri de fortune ou dans la rue. À l’opposé, dans les régions autour de l’Ile-de-France (Haute-Normandie, Centre, Picardie, Champagne-Ardenne), cette proportion est plus faible et reste inférieure à 2 %.

Le Secours catholique appelle donc à renforcer la solidarité, dans un pays en "crise du lien social".

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