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Cannabis : les autoproducteurs défient Hollande

150 associations de cannabiculteurs projettent de se déclarer en janvier en préfecture pour “engager le bras de fer avec les autorités”. Leur objectif : déclencher un séisme médiatique et juridique. Qui sont-ils ? Comment fonctionnent leurs “cannabis social clubs” ? Lyon Capitale a enquêté. Extraits du dossier à lire dans le mensuel de novembre.

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Dans le débat politique, la question de sa légalisation/dépénalisation revient régulièrement, et ce fut encore le cas mi-octobre après l’intervention de Vincent Peillon sur France Inter. Le cannabis joue l’Arlésienne, mettant chaque fois tout le monde en pétard. Lyon Capitale a enquêté sur la filière, de la production au blanchiment d’argent, révélant notamment l’action de cannabiculteurs décidés à en découdre avec la justice.

“Nous ne voulons plus continuer à alimenter la pompe de l’insécurité et le financement des réseaux de l’économie souterraine”

Depuis quelques mois, des consommateurs réguliers de marijuana montent des coopératives pour planter et partager leur récolte, et ne plus dépendre ni alimenter l’économie souterraine. Leur production représente 3 à 5 tonnes d’herbe par an. Il y a aujourd’hui en France plus de 150 de ces associations, parfaitement illégales (le Code pénal punit de 30 ans de prison et 7,5 millions d’euros d’amende la production et la fabrication de stupéfiants en bande organisée). (…)

Bientôt des cannabis social clubs déclarés en préfecture ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces cannabiculteurs associés ne souhaitent pas rester cachés. Prêts à en découdre avec la justice, ils projettent, probablement pour janvier, de déclarer en préfecture des associations qui de fait relèvent aujourd’hui de la cour d’assises.

Comment fonctionne un “cannabis social club” ? Dans quel but ont-ils été créés ? Que représente leur production en chiffres (l’exemple de Saint-Étienne) ? Réponses des fondateurs du mouvement dans Lyon Capitale-le mensuel de novembre.

Également au sommaire :

L’explosion de la culture indoor d’herbe en France, chiffres à l’appui

Sinsemilla, ou Comment en est-on arrivé à cultiver de l’herbe “récréative”
en France : l’éclairage de Michel Gandilhon, de l’OFDT

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Les “métiers” de la drogue et leurs revenus respectifs (exemple d’un trafic Maroc-Lyon)

Blanchiment : les techniques se sophistiquent

Faut-il légaliser ? L’avis de Christian Ben Lakhdar, économiste, et Michel Kokoreff, sociologue

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Lyon Capitale n°716, en vente en kiosque et dans notre boutique en ligne dès le 25 octobre.

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L'entrepôt, situé dans un appartement de l'avenue Berthelot, en plein centre de Lyon, était sous la surveillance d'un ressortissant albanais. Quelques mois plus tôt, ce même lieu était le théâtre de l'arrestation d'un demandeur d'asile originaire d'Albanie et de la saisie de 10 000 euros provenant d’un trafic d’héroïne. 
1 commentaire
  1. Mana - 3 novembre 2012

    Il est grand temps que ça bouge en effet. Bravo aux cultivateurs pour leur courage! Quand on pense à tous ces gens dans le monde et qui sont en prison, parfois à vie, pour seulement quelques grammes,ça pétrifie d'effroi et d'absurdité! Notre monde est une dictature des industries pétro-chimiques et des lobbys pharmaceutiques. 80% des textiles étaient autrefois fabriqués à partir de chanvre et on peut même en faire du plastique, des bio-carburants, de la nourriture et, bien entendu, des vêtements. J'espère que cet aspect là des choses est également pris en compte. De quel droit les gouvernements nous imposent-ils tant de choses nocives en interdisant précisément les voies de sortie vers un monde plus écologique? De quel droit et en fonction de quels obligations je devrais faire le lit et le chiffre d'affaire des lobbys pharmaceutique si la marihuana me convient mieux que les aspirines ou le temesta?

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