Georges Képénékian et Benjamin Griveaux
© Tim Douet

Campagne de Macron à Lyon : Cochet ciblé par Benjamin Griveaux

Interrogé ce mercredi matin, Benjamin Griveaux a ciblé Phillipe Cochet après l’ouverture d'une enquête préliminaire à Lyon sur  l'utilisation de moyens de la métropole pour la campagne d'Emmanuel Macron. Le porte-parole du gouvernement a reproché au maire de Caluire d’être le bras droit de Laurent Wauquiez.

Questionné sur l'ouverture d'une enquête préliminaire à Lyon sur  l'utilisation de moyens de la métropole de Lyon pour la campagne d'Emmanuel Macron, Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement à d'abord déclaré ce matin sur RTL qu'il n'avait pas “vocation à s'exprimer sur les enquêtes en cours”. Ce dernier a tout de même précisé que la plainte a été déposée par le “bras droit de Laurent Wauquiez, Philippe Cochet.” “Je vous laisse faire la conclusion, c'est déposé par le principal bras droit de Laurent Wauquiez dont il ne m'a pas échappé qu'il n'est pas membre de la majorité”, a-t-il insisté.

Double erreur

En tant que président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez ne peut pas être totalement étranger à la procédure judiciaire entamée par les deux élus lyonnais. Pourtant Benjamin Griveaux a fait une double erreur factuelle ce matin. Premièrement, la plainte, si elle a été appuyée par Philippe Cochet, le président du groupe LR à la métropole de Lyon, a seulement été déposée par Stéphane Guilland (président du groupe LR à la ville). Enfin, Phillipe Cochet n'est pas non plus élu régional.

La cible Cochet

Les déclarations du porte-parole du gouvernement confirment la stratégie de défense adoptée depuis lundi par les élus LREM : cibler Phillipe Cochet pour déplacer sur le terrain politique la procédure judiciaire. David Kimelfeld a même pris quelques minutes pendant le conseil de la métropole pour répondre aux questions des journalistes. Quelques minutes durant lesquelles il a évoqué la participation du président du groupe LR à la métropole à la campagne de François Fillon, l'emploi de sa femme comme attachée parlementaire (comme l’a révélé Lyon Capitale) et évoqué une enquête d'opinion commandée à un institut de sondage par la ville de Caluire dans laquelle était demandé “est-ce que Philippe Cochet ferait un bon maire en 2020 ?”. “Philippe Cochet devrait balayer devant sa porte sur l'utilisation de moyens publics”, a tancé le président de la métropole. Une réaction que Philippe Cochet a mise sur le compte “de la panique”. “Il est à court d'arguments. Nous n'accusons pas David Kimelfeld. Je note que dans ses réponses il dit bien qu’"à sa connaissance" les moyens de la collectivité n'ont pas été utilisés. Il n'assume peut-être pas des choses qui le gênent”, pointe Philippe Cochet.

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