affichage de la campagne choc contre l’homophobie

Campagne contre l’homophobie : rien d’anormal pour JCDecaux

Toute la semaine à Villeurbanne, une campagne choc contre l’homophobie était placardée sur un panneau d’affichage JCDecaux. Jugée excessive par un père de famille, qui a décidé le 22 août de recouvrir symboliquement la campagne d’un papier blanc et de saisir la justice.

“Pour qu’une femme aime les hommes, rien ne vaut un viol collectif”, ou encore : “En Jamaïque, on viole les femmes pour les guérir d’être lesbiennes”. C’est par ces phrases que le magazine autrichien Vangardist voulait sensibiliser contre l’homophobie. À Villeurbanne, la campagne apparaissait sur un panneau d’affichage JCDecaux de l'avenue Roger-Salengro depuis le 17 août. Si elle se voulait choc, pour certains, elle a dépassé la limite du tolérable. C’est le cas de James K. qui tire la sonnette d’alarme après avoir été interpellé par son fils de 11 ans. Le père de famille explique dans Le Progrès avoir dénoncé la campagne pour pointer du doigt l’incompréhension que le message peut susciter. En signe de protestation, il a symboliquement recouvert l’affiche avant d’annoncer au quotidien régional qu’il saisirait la justice et la préfecture du Rhône.

Une campagne étudiée et validée préalablement par JCDecaux

Si la mairie de Villeurbanne a confié partager la “circonspection” du père de famille, elle a avoué n’avoir aucune influence sur l’affichage en question. De son côté, le groupe JCDecaux a expliqué qu’il relayait “les campagnes de plusieurs associations ou collectifs, quel que soit leur champ d’action et [qu’il] n’intervient pas sur le message ou les visuels des campagnes tant que celles-ci respectent [ses] conditions générales de vente et suivent les recommandations des autorités de régulation”. Pour l’entreprise, spécialisée dans la publicité urbaine, “le visuel de la campagne Pink Triangle conçue par le magazine Vangardist a été préalablement soumis à l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité ainsi qu’au comité de déontologie JCDecaux, et en respecte l’ensemble des recommandations”. Depuis, l’affichage a été remplacé avenue Roger-Salengro. La durée de la campagne n’était que d’une semaine.

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