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Bron : les Roms devant la mairie, la police intervient

Pour cause d'insécurité, le préfet délégué à la défense et à la sécurité, a décidé d'expulser le camp de Roms situé derrière l'hôpital femme-mère-enfant (HFME), près du périphérique, à Bron. 120 personnes se retrouvent ainsi à la rue, elles sont regroupées devant l'hôtel-de-ville depuis ce matin, "la police nationale va intervenir" nous dit-on à la mairie. Le camp lui est bouclé. Il sera détruit dans la journée. (article actualisé le 12 août à 11h30)

Le désarroi des associations de défense des Roms étaient palpable ce matin. Elles s'émeuvent de l'expulsion, "en plein été et dans l'indifférence générale", du troisième plus important bidonville de l'agglomération, celui de l'Hôpital Est, situé en bordure du périphérique Laurent Bonnevay, derrière l'Hôtel Ibis et l'hôpital Femme mère enfant (HFME) à Bron. En effet, sans attendre la décision du juge de Grande instance mise en délibérée au 5 septembre concernant ce camp, le préfet délégué à la défense et à la sécurité, Stéphane Rouvet, a pris un arrêté, il y trois jours, informant ses occupants qu'ils avaient 48 heures pour quitter les lieux.

"La proximité de l'hôpital et de ses installations électriques, ainsi que celle du périphérique" l'auraient décidé à agir. Mais pour le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), cet arrêté est "infondé" dans la mesure où "les raisons invoquées aujourd'hui sont les même qu'hier car si le camps est dangereux aujourd'hui, il l'était aussi il y a deux mois. Pourquoi dès lors expulser seulement aujourd'hui ?". Son représentant estime que le préfet "contourne le tribunal", il cite "un courrier envoyé le 4 juin" dans lequel "la préfecture a incité le propriétaire, Total, à agir en justice pour faire expulser le terrain, le menaçant d'une certaine responsabilité en cas d'accident. Pour autant, le préfet n'a pas attendu le résultat du jugement mis en délibéré au 5 septembre pour agir. C'est incompréhensible ! ", réagit l'association.

Devant la mairie "avec leurs chariots de supermarchés et toutes leurs affaires"

Et ce matin, selon plusieurs sources concordantes, "la police nationale était sur place". "Le camp a été complément bouclé", et "la bretelle d'accès au périphérique a été coupée à la circulation". Le camp sera vraisemblablement détruit dans la journée. Les 120 personnes occupantes se sont regroupées devant la mairie, "avec leurs chariots de supermarché et toutes leurs affaires. La police nationale va intervenir", nous dit-on à la mairie.

Selon nos informations, la majorité des 120 habitants du bidonville ont quitté le camp hier pour ne pas avoir à faire aux forces de l'ordre. Elles ont dormi dehors et se préparent à passer la prochaine nuit de la même façon, à la recherche d'un nouveau terrain ou d'un nouveau squat dans l'agglomération, alors que Météo France annonce de violents orages demain sur la région. Reste trois autres camps de Roms dans le Grand Lyon, celui de rue Faysse à Villeurbanne, dans l'ancien Village mobile ouvert au moment du plan froid, le second à Vaulx-en-Velin et le dernier à la Feyssine. Les deux premiers sont concernés par des décisions de justice et devraient être maintenus au moins jusqu'en septembre.

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