Lycee Saint Exupery - Region Rhone-Alpes
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Au collège Saint-Exupéry, le combat pour les classes musicales

La transformation de l'établissement en un vrai collège de secteur va entraîner à terme le transfert de ces classes à horaires aménagés. Le député Pierre-Alain Muet est venu apporter son soutien aux parents d'élèves et enseignants.

Enseignants qui protestent, parents d'élèves inquiets et même un député qui monte au créneau. Ces derniers mois, le collège-lycée Saint-Exupéry, dans le quartier de la Croix-Rousse, s'agite et craint la disparition de ses prestigieuses classes musicales.

La source de ces inquiétudes ? La saturation des collèges du plateau de la Croix-Rousse. Devant la croissance des effectifs, le rectorat doit ouvrir des classes dans un contexte de contraintes budgétaires. La solution a été trouvée : l'établissement de la rue Hénon, le seul de l'agglomération à ne pas être sectorisé, va devenir un "vrai" collège de secteur et accueillir d'ici 2019 215 collégiens, croix-roussiens pour la plupart. Mais, devant la taille limitée du site, les deux Cham (classes à horaire aménagé musique) et ses élèves venus de toute l'agglomération, notamment de Caluire-et-Cuire, vont déménager au collège Jean Moulin, dans le 5ème arrondissement.

Une extension pour éviter le transfert

Ce transfert sera progressif et s'étalera sur quatre ans, un niveau disparaissant chaque année. Si le projet n'obligera donc aucun élève à quitter l'établissement (sauf en cas de redoublement), il passe mal dans la cité scolaire Saint-Exupéry. Enseignants ou parents craignent la disparition d'un cursus d'élite qui a formé de grands musiciens lyonnais, comme le chanteur Benjamin Biolay. "Il est important d'avoir de la diversité, de telles classes réparties dans différents endroits de la ville, assure ainsi Pierre-Alain Muet, député de la deuxième circonscription du Rhône, qui s'est emparé de la question au mois de juin et a interpellé le rectorat. C'est un plus pour l'épanouissement des jeunes."

Pour éviter la fermeture des Cham, le proviseur de l'établissement, Michel Bastrenta, a proposé d'étendre le collège sur un terrain attenant. Sept salles de classe pourraient être construites mais le coût du projet, qui devrait avoisiner les 2,5 millions d'euros, rebute la Métropole de Lyon. "J'ai l'impression qu'on n'a que des décisions de circonstance, et pas à la hauteur, estime Pierre-Alain Muet. Ce transfert des Cham ne pas résoudre à long terme le problème des effectifs dans le secteur."

Alors qu'une réunion a rassemblé à la mi-septembre enseignants, parents d'élèves et rectorat, tout sauvetage des Cham bute encore sur le financement. Dernière option pour leurs défenseurs, en appeler à la Région, propriétaire de tout le site Saint-Exupéry. Mais le temps presse : le vote de la prochaine carte scolaire en décembre pourrait acter le transfert définitif des classes musicales.

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