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Affaire du Progrès : nouvelles plaintes et protestations

L'article sur la délinquance diffusé mardi 22 avril dans les pages du Progrès continue de faire polémique auprès des associations et des journalistes de la rédaction, malgré les excuses du journal.

Malgré les excuses de la rédaction, l'article du Progrès intitulé "Délinquance, criminalité organisée : qui fait

quoi dans le Rhône ?" fait toujours du bruit. Hier, mardi 22 avril, le quotidien publiait une double page sur les filières de la délinquance, catégorisées entre autres par origines ethniques. Une infographie a notamment été vivement critiquée sur les réseaux sociaux, mais aussi par les politiques et les spécialistes du droit.

Alors que SOS Racisme a annoncé avoir porté plainte contre X hier, le Mrap du Rhône et l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) lui emboîtent le pas ce mercredi. Dans un communiqué, le Mrap regrette une « banalisation insupportable du racisme » tandis que l'UEJF estime que « cette publication vient nourrir les préjugés portés à l’égard de certaines nationalités » et « incite à la xénophobie ainsi qu’à la haine des immigrés en France », selon l'AFP.

"La nausée et les mains sales"

Certains journalistes de la rédaction protestent également. Dans un communiqué intitulé "La nausée et les mains sales", la section du Syndicat national des journalistes du Progrès considère que « ce dérapage consacre la faillite d’une politique éditoriale basée sur le tout faits divers, la sempiternelle course aux clics sur le Web, la recherche de l’audience à court terme ». Par ailleurs, elle signale qu'elle « ne peut se satisfaire » des excuses présentées par la rédaction en chef, sans indiquer les actions envisagées. Le Progrès a en effet publié un message à l'intention de ses lecteurs, hier soir sur son site, et ce matin dans la version papier du journal.

A lire également : Le Progrès : l'infographie qui crée le scandale

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Les débats philosophiques des décennies passées sur la vidéosurveillance semblent avoir laissé place à une approche dite “pragmatique”, mais surtout favorable à cette technologie. Même les communes traditionnellement contre, comme Villeurbanne, sautent le pas. Le dispositif permettrait d’apaiser la vie de la cité. Comme en témoigne le bilan de l’expérimentation des caméras-piétons par les policiers municipaux de Rillieux-la-Pape, plébiscitées.
1 commentaire
  1. LyobRebelle - 23 avril 2014

    Le contenu de l'article : c'est exact ou pas ? Les nantis fiscaux de journalistes (30% d'abattement sur les revenus !!) devraient avant tout répondre à cette question.

  2. reagir - 23 avril 2014

    mais personne ne remets les chiffres en cause ! cela veut dire qu'ils sont bons ! Alors c'est de la véritable information. C'est sûr que si on disait que la mafia corse ou Italienne faisait des ravages en France ce serait tout à fait normal. Par ailleurs, les corses seraient presque d'accord !! Mais il ne faut pas que les français savent la vérité, ils seraient capable de penser qu'ils ont encore des droits dans leur pays. Enfin quand je dis dans leur pays .... on s'entend ! ça fait réfléchir ?

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