Tanguy Bertolus, président du directoire, et Cédric Fechter, directeur général de l’aéroport Lyon Saint-Exupéry. ©Flora Chaduc

Aéroport Lyon Saint-Exupéry : 200 millions d’euros investis jusqu’en 2023

Alors que les 11 millions de passagers devraient être atteints d’ici la fin de l’année (lire également ici), l’aéroport Lyon Saint-Exupéry envisage déjà les prochains aménagements du site. Un plan d’investissement à hauteur de 200 millions d’euros est annoncé.

Satisfaction affichée du côté de Lyon Saint-Exupéry. Depuis trois ans, 12 compagnies se sont installées et 34 lignes ont été ouvertes, tandis que le nombre de passagers en partance ou arrivée de Lyon a augmenté de 25 %. Lors de la conférence de presse de fin d’année organisée mercredi 12 décembre, les dirigeants de l’aéroport lyonnais étaient tout sourire pour évoquer ces bons résultats. Au total, 128 destinations directes sont desservies depuis la ville lumière. Pour 2019, sept nouvelles lignes sont annoncées : Tanger, Beyrouth, Dubrovnik, Prague, Split et Valence. "On vise aussi le renforcement de la desserte des hubs européens comme Francfort, Amsterdam, Barcelone ou Istanbul pour les voyages d’affaires" pointe Tanguy Bertolus, président du directoire. Il souhaite également poursuivre la mise en place de longs-courriers, après les ouvertures de Lyon-Montréal et Lyon-Dubaï. "Avec une hausse de 12 % du trafic à l’international, hors Union Européenne, on peut dire que l’on va de plus en plus loin depuis Lyon. C’est un phénomène nouveau. De plus, les taux de remplissage élevés des avions montrent que la rentabilité est bonne pour les compagnies aériennes." Le low-cost n’est pas en reste avec une croissance de +15 %. L’objectif en 2019 est de poursuivre le développement de ces lignes, avec notamment la compagnie Volotea, installée depuis le printemps dernier. Cette croissance du trafic s’accompagne pour la période 2019-2023 de nouveaux investissements, à hauteur de 200 millions d’euros, après la fin des travaux du nouveau terminal 1.

L’A380 déjà en tête

Ces investissements concernent plusieurs champs d’action. Les travaux d’un nouveau parking à étages de 2000 places débuteront au début 2019, pour une mise en service mi-2020. "Il se situera à proximité du terminal 1 et complète l’offre de parkings proches" ajoute Tanguy Bertolus. Mais ce ce qui fait rêver le dirigeant, c’est l’accueil à terme d’avions A380. Ce gros-porteur long-courrier équipé d’un double pont n’est pas encore présent à Lyon, mais les aménagements sont déjà réalisés pour pouvoir l’accueillir. "Il n’y a pas de projet concret mais l’aéroport sera prêt si une compagnie veut faire venir cet avion" réagit Tanguy Bertolus. Les travaux prévus consistent en une mise à niveau des capacités de l’aéroport, un élargissement des voies d’accès – qui a déjà commencé – et l’adaptation des contacts aux terminaux. "C’est plus qu’un espoir de l’accueillir, notamment si le développement de la compagnie Emirates se poursuit". Il annonce également un projet de réaménagement du terminal 2 à partir de 2022, mais le détail du chantier n'est pas encore connu.

Le robot-voiturier s’installe progressivement

Au niveau du parking P5+, une cinquantaine de places testent depuis plusieurs mois le robot voiturier. Le principe : un robot gare votre voiture et vous la restitue lors de votre retour (voir la démonstration ici). Aujourd’hui, l’aéroport lyonnais est équipé de deux robots et quatre box. A terme, ce seront 12 box et quatre robots. À partir d’avril 2019, 500 places seront éligibles à ce système. L’investissement dans cette technologie s’élève à 12 millions d’euros. "C’est une première mondiale. Cela se fait déjà en parking fermé mais la réalisation en parking ouvert est une innovation. En termes de capacité, on gagne 50 % de place car le robot peut stationner les voitures très proches les unes des autres."

De nouveaux sas à reconnaissance faciale

Depuis quelques années, 70 % des passagers passent par la vérification de leur identité, y compris pour les vols dans l’espace Schengen, engendrant de longues files d’attente. En septembre dernier, la police aux frontières a augmenté ses effectifs dédiés aux contrôles. Pour accompagner ce renforcement, dix sas "parafe" (passage automatisé rapide aux frontières extérieures) à reconnaissance digitale avaient été installés en 2017. Dès la semaine prochaine, ils fonctionneront par reconnaissance faciale. Cette nouvelle technologie est "cinq fois plus rapide" que la précédente. "C’est une amélioration, notamment pour les voyageurs fréquents" avance Tanguy Bertolus. Quant à l’intrusion qui s’était produite en septembre dernier, Cédric Fechter, directeur général du site, affirme qu’un audit est en cours pour établir une nouvelle analyse des risques. "Le jour-même, des mesures temporaires ont été mises en œuvre. Elles ont déjà été évaluées et certaines pourraient être pérennisées". Au lendemain de la fusillade survenue à Strasbourg, Tanguy Bertolus a confirmé que les patrouilles et les contrôles ont été renforcés dans l’aéroport.

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