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À Lyon, les gilets jaunes rejettent l’extrême droite

Pendant leur cinquième assemblée générale, 300 gilets jaunes lyonnais ont débattu de la présence de groupuscules nationalistes et antifascistes dans leurs manifestations.

Quelle attitude adopter face aux extrêmes lyonnais dans les manifestations ? Lundi, pendant l’assemblée générale des gilets jaunes, la question est sur toutes les lèvres. Ce week-end, comme lors des actes précédents, plusieurs groupuscules ont rejoint le cortège (lire ici). L'extrême gauche : Groupe antifasciste Lyon et environs (Gale), Comité antifasciste Lyon et Jeune garde Lyon. L'extrême droite, aussi : Action française Lyon et Bastion social.

“Je ne me sens pas en sécurité”

Dans la salle, les témoignages des manifestants se succèdent. “C’était samedi, à 18h30. Je me suis retrouvé avec un groupe de fachos, ils n’avaient rien à faire ici. Je me suis dis qu’il fallait les affronter : n’ayez pas peur des fachos !”. Dans l’assemblée, 300 personnes applaudissent. Une jeune femme voilée enchaîne : “On parle de gens qui agressent les noirs, les arabes, les homosexuels et je ne me sens pas en sécurité. Si quelqu’un ne doit pas être présent à ces manifs, ce n’est pas moi. J’en suis persuadée.” Alors qu’elle termine sa prise de parole, des jeunes se lèvent et se précipitent vers la sortie. Ils semblent courir après quelqu’un. Un homme crie : “Est-ce qu’on peux nous dire ce qu’il se passe ?”. “Quelqu’un l’a prise en photo et il est identifié comme étant de l’extrême droite !”. Dans l’incompréhension générale, un gilet jaune déplore : “On ne peut pas manifester dans ces conditions !”.

Vers la création d’un service d’ordre ?

Autre témoignage, autre idée. Celle de constituer un service d’ordre de 150 personnes. Comme un écho à ce qu’il vient de se passer. “S’il y a des blessés chez eux, ce n’est pas grave, ils n’avaient qu’à pas nous taper. Et s’il y a des morts, ça fera des fachos en moins.” Violente, la réflexion divise. Pendant qu’une photographie circule désignant certains manifestants comme étant des “fachos”, un gilet jaune réclame l’unité. “Quel est notre problème ? Ce n’est pas un petit groupe d'extrême droite mais d’avoir une vraie perspective !” Une voix ajoute : “Des Antifas on n’en veut plus. Et déclarer une manif, c’est inutile !”. Finalement, l’assemblée générale vote contre la présence de certains groupuscules d'extrême droite. Aucune décision n’est mise au vote concernant les militants d'extrême gauche.

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2 commentaires
  1. Abolition_de_la_monnaie - 29 janvier 2019

    Et le piège du bipartisme va s'abattre sur ce mouvement,
    et tout redeviendra "normal" pour ceux qui gouvernent avec les gros médias...
    Vivement la démocratie réelle directe, dans un monde postmonétaire. 🙂

  2. J.D - 29 janvier 2019

    Je suis militant nationaliste, nous étions dès le début aux manifestations, nous avons même plusieurs fois assurer le service d'ordre pour veiller au bon déroulement des cortèges
    Jamais nous n'avons sorti nos drapeau ou imposer nos slogans pour "récupèrer" le mouvement car nous sommes toujours venu en tant que gilets jaune et gilets jaunes seulement
    Ceux qui veulent chasser "l'extrême droite" veulent en fait diviser le mouvement
    Ne vous laissez pas manipuler, le système est malin et connaît nos failles
    Restons unis dans la lutte, nous l'avons commencé ensemble et nous la finirons enssemble jusqu'à la victoire

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