Audrey Sauvageon, Marin et Anne Wuattier, permanente de l’association, présentent le kit à destination des familles de victimes de lésions cérébrales.

A Lyon, la mère de Marin vient en aide aux victimes de lésions cérébrales

L’association « La tête haute je soutiens Marin » a présenté, ce mercredi 10 octobre, un kit pour aider les familles de victimes de lésions cérébrales. Ce pack doit leur permettre de pouvoir utiliser des méthodes de stimulation des sens afin d’aider les patients à retrouver petit à petit leurs facultés.

Le 11 novembre 2016, tout bascule pour la famille de Marin. L’étudiant lyonnais de 20 ans est agressé, après avoir défendu un couple importuné sur le parvis de la gare de la Part-Dieu. Opéré de la tête en urgence, son pronostic vital est engagé. Il reste durant plusieurs semaines dans le coma. Contre toute attente, Marin se réveille. Mais il garde de lourdes séquelles physiques, neurologiques et psychologiques. Aujourd’hui, il se trouve toujours dans un centre de rééducation en accueil de jour afin de réapprendre à vivre.

Stimuler les sens des patients

Audrey Sauvageon, la maman du jeune homme, n’a eu de cesse pendant et après le coma de stimuler les sens de son fils : ouïe, odorat et toucher notamment. Le tout en parallèle des soins médicaux. Cette démarche, au départ personnelle, se transforme aujourd’hui afin d’aider d’autres familles dans la détresse face aux lésions cérébrales d’un proche. A travers l’association « La tête haute je soutiens Marin », créée quelques mois après l’agression, Audrey Sauvageon lance un pack comportant conseils et outils mis en place en collaboration avec la docteure en neurosciences Chérine Fahim.

Ces outils consistent en un livret d’une quarantaine de pages où sont expliquées des méthodes alternatives à utiliser pendant ou après un coma. Une huile de massage, de la pâte à modeler et des senteurs complètent ce pack. L’objectif est d’aider les familles à interagir avec leur proche hospitalisé. « Cette approche pluridisciplinaire qui met notamment en lumière le rôle de la musique, des odeurs, des massages, de la médiation, permet d’aborder dans sa globalité les pratiques susceptibles d’aider les familles à soutenir le patient dans ce type de situations brutales et douloureuses. »


Un pack offert aux familles

Le coût de fabrication du « Cap La tête haute » s’élève à 50€. Une centaine d’exemplaires sont prêts. Les familles peuvent en faire la demande sur le site de l’association (https://www.latetehaute.fr/coffret-aide-patient). Le kit leur sera offert, et seuls resteront à la charge des familles les frais de port. L’objectif de l’association est de produire ce pack à grande échelle. Pour cela, un dîner de gala est organisé le 26 octobre à 19h30 à la chapelle St Joseph à Caluire. Des fonds seront récoltés pour financer la production. Benjamin Biolay, parrain de l’association, sera présent à ce dîner. Des partenariats avec les services de santé sont envisagés, afin que ce kit puisse être à disposition des services neurologiques. En France, chaque année, environ 150 000 personnes sont touchées par un traumatisme crânien.

à lire également
Marin
Ce dimanche 11 novembre marquait deux ans de calvaire pour la famille de Marin. En 2016, le jeune homme avait été agressé à coup de béquilles. Il en garde aujourd’hui de lourdes séquelles.
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux

Nos BD
Faire défiler vers le haut