Action Attac et ANV Cop 21 contre la BNP Paribas
Luna Ghelab

À Lyon, la BNP Paribas pointée sur l'évasion fiscale

Des militants des associations Attac et ANV Cop 21 ont inscrit leurs slogans sur plusieurs banques BNP Paribas, pour protester contre l’évasion fiscale.

"Qui vole qui ?", "Paradis pour eux, pas un radis pour nous", "BNP tricheur fiscal"… Autant de slogans apparus cet après-midi sur les devantures de quatre banques BNP Paribas de la Presqu’île de Lyon. C’est armée de pinceaux et d’affiches qu’une quinzaine de militants des associations Attac-Rhône et ANV Cop 21 a protesté contre l’évasion fiscale, ce samedi après-midi. Une opération qui s’est déroulée dans le calme, les deux associations prônant l’action non violente. Témoin de la scène, la police n’est pas intervenue et s’est contentée de relever une pièce d’identité. Les slogans, inscrits au blanc de Meudon, s'effacent aussi facilement qu'ils s'écrivent.

Si aujourd’hui, seule la BNP Paribas était visée, c’est que l’action s’inscrivait dans un appel national d’Attac à soutenir Nicole Briend, en vue de son procès le 6 février prochain. En mars 2016, cette militante de Carpentras a participé à une opération "fauchage de chaise" dans une agence BNP Paribas. Suite à une plainte du groupe bancaire, elle risque 5 ans de prisons et 75 000 euros d’amendes. "C’est anormal que ceux qui luttent pour la justice fiscale soient embêtés par des procès, alors que ceux qui trichent ne sont jamais punis", s’insurge Monique, membre d’Attac-Rhône, qui dénonce un manque de volonté politique de la part de l’Union Européenne.

Alerter les citoyens

"Le gouvernement nous dit que nous n’avons pas d’argent, à cause de la dette publique. Nous voulons informer les gens que cet argent existe, et qu’il faut faire des lois pour le récupérer", explique Monique. Les passants se sont vus distribuer de faux billets de 60 milliards d’euro, symbolisant la somme qui échappe chaque année au budget de l’État à cause de la fraude et de l’évasion fiscale. Une somme qui, selon les militants, devrait plutôt servir à financer 10 000 crèches, 10 000 postes d’infirmières ou encore 10 ans du budget de la justice.

"Le but, c’est que les citoyens voient nos messages et commencent à se poser des questions", souligne Benjamin, d’ANV Cop 21. Pari réussi, puisque beaucoup de passants s’arrêtent pour lire les slogans, et certains viennent discuter avec les activistes. Les plus intéressés pourront se rendre à la conférence débat "Toujours plus pour les riches", organisée ce lundi 29 janvier, à la Bourse du Travail.

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