Des militants d’ANVCop21 devant une agence de la banque Société Générale.

A Lyon, des activistes climat face aux salariés de la Société Générale

A Lyon, les activistes de l'organisation ANVCop21 ont rencontré des salariés des agences locales de la Société Générale. Cette initiative vise à les sensibiliser sur le soutien apporté par leur employeur au financement du gaz de schiste.

La 24e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, autrement dit la Cop24, se déroule du 2 au 14 décembre en Pologne. A la veille de son ouverture, le groupe activiste Action Non-Violente COP21 a organisé une action particulière à Lyon, en allant à la rencontre des salariés de 13 agences de la Société Générale. Les militants demandent à la banque de cesser tout soutien au financement du gaz de schiste. Ils appellent les dirigeant à se retirer du projet Rio Grande LNG au Texas (Etats-Unis).

Ce samedi 1er décembre, les activistes souhaitaient remettre une lettre aux directeurs des agences de la Société Générale, et sensibiliser les salariés à cette question. Ils ont expliqué la démarche de mobilisation citoyenne qui, depuis quelques mois, vise la banque. "Nous avions organisé des nettoyages des agences afin de sensibiliser aux investissements réalisés par la banque, explique Laura, militante à Lyon. Nous avions aussi fait des opérations "mains rouges" sur les façades". En France, plus de 1 600 activistes ont réalisé des actions depuis le 8 septembre, sans obtenir de résultats.

ANVCop21 considère la Société Générale comme première banque française à soutenir les industries fossiles les plus nocives pour le climat, l’environnement et les populations. "La Société Générale est bien décidée à tirer profit de la politique climaticide conduite par l'administration Trump, puisqu’elle est la première banque au monde à soutenir le développement de ces projets, avec plus de 1,1 milliard de dollars de financements accordés pour la seule année 2017" affirme le mouvement, qui dénonce l'appui apporté par la banque au projet de développement du terminal d’exportation de gaz de schiste Rio Grande LNG et du gazoduc Rio Bravo Pipeline au Texas.

à lire également
Site de l’ancienne décharge du Bouquis, à Dardilly © Tim Douet
Huiles polluées, déchets pétrochimiques et de raffinage enterrés parfois dans de simples sacs plastique. Aux portes de Lyon, Dardilly a été le théâtre d’une pollution sans précédent dans l’histoire des premières “décharges contrôlées” du pays.

Laisser un commentaire

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux

Nos BD
Faire défiler vers le haut