Laurence Ritter

“L’identité arménienne est devenue plurielle”

L’avis de la sociologue Laurence Ritter, dont la thèse de doctorat porte sur "Les recompositions de l’identité arménienne, diaspora/Arménie : de la victime au sujet"

"Pour entrer définitivement dans la modernité, les diasporas arméniennes doivent (...) s’accepter non pas seulement comme héritières de la tragédie du génocide, mais aussi faire du trauma une force en n’hésitant plus à montrer que ce qui a voulu être anéanti est en fait porteur de dynamisme.

L’identité est devenue plurielle. La langue, la religion ne sont pas les seuls vecteurs, la hantise de la disparition totale par assimilation ne semble pas à l’ordre du jour, à en voir justement le dynamisme de ces communautés, la créativité artistique, la réussite sociale de beaucoup.

Les Arméniens doivent aussi accepter qu’une identité est en fait une évolution permanente, et non pas la transmission figée d’un corpus prédéfini de caractéristiques, de la même manière qu’ils doivent aujourd’hui accepter que c’est de leur diversité d’héritage que peut rayonner vraiment une identité arménienne moderne, ouverte, qui transmette non pas seulement une arménité "prescrite", mais plus subjective et par conséquent plus positive."

> Pour continuer sur le sujet. L'inéluctable assimilation des Arméniens de Lyon.

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