Chômage : Rebsamen reconnaît l’échec du Gouvernement

La courbe du chômage repart à la hausse en septembre : +0,6 %. Une augmentation du nombre de demandeurs d’emploi qui touche particulièrement les seniors mais n’épargne pas les moins de 25 ans. Le chômage chez les jeunes progresse malgré l’accélération du Gouvernement sur les Emplois d’avenir. François Rebsamen, ministre du Travail, admet son échec.

En août, alors que le chômage connaissait un mois de légère baisse, François Rebsamen la jouait modeste. L'accalmie n'aura été que de courte durée. La courbe des demandeurs repart à la hausse en septembre : +0,6 %. Dans une interview au Parisien, le ministre du Travail admet l'échec du Gouvernement face au chômage. L'accès au marché de l'emploi des jeunes, priorité du Gouvernement, reste compliqué (+0,4 %) malgré les 150 000 Emplois d'avenir, des contrats aidés, signés depuis le début de l'année. La situation des seniors reste toujours problématique pour le Gouvernement : 1 % de hausse pour le mois de septembre et 11 % de plus depuis le début de l'année.

Un record historique

Les demandeurs d'emploi ayant exercé une activité réduite enregistrent la plus forte hausse : +1 %. Le ministère du Travail tient toutefois à souligner que ce secteur "connaît sa plus faible hausse" ce trimestre (+1,8 %) depuis plus de trois ans. "On a beau faire feu de tout bois, tant qu'une croissance plus forte n'est pas là, il n'y a pas assez de créations d'emplois. Ajoutez une faible inflation... À titre personnel, devoir annoncer chaque mois une augmentation du chômage, c'est une souffrance", a commenté François Rebsamen dans un entretien accordé au Parisien. Le ministre du Travail prévient d'ailleurs qu'il n'envisage pas d'inversion de la courbe avant mi-2015. La France compte 3 432 500 chômeurs de catégorie A (+19 200), un record historique.

1 commentaire
  1. Gemini - 25 octobre 2014

    Quel menteur. Ce n’est pas une souffrance, au contraire, ça les arrange bien. Ils pourront ainsi dire que l’imbuvable potion néolibérale n’est toujours pas assez forte et ainsi continuer à faire régresser nos droits. De leur côté, ses amis du patronat pourront continuer de payer toujours moins et de gagner toujours plus. La seule question est : jusqu’à quand ces esclavagistes pourront-ils scier la branche sur laquelle ils sont assis ?

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