Laurent Wauquiez vainqueur 2
© Elise Julliard

Laurent Wauquiez est élu président de la région

Ce lundi 4 janvier, les élus de la toute nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes ont tenu leur première assemblée plénière. À l’ordre du jour : l’élection du nouveau président, Laurent Wauquiez, dont les listes sont arrivées largement en tête le 13 décembre dernier. Discours, élections des vice-présidents... Retrouvez ci-dessous le déroulé complet de cette séance inaugurale.

Le conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, le 4 janvier 2016 © Tim Douet

© Tim Douet
Le conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, le 4 janvier 2016.

19h36 – Laurent Wauquiez remercie Jean-Jack Queyranne pour son élégance lors de la transition entre les deux exécutifs. Farida Boudaoud demande ensuite une minute de silence en hommage à Michel Galabru. Laurent Wauquiez lui rétorque sèchement : “On ne va pas faire une minute de silence à chaque mort. Si vous prenez la liste des morts d'aujourd'hui, vous trouverez des pesonnalités. Je ne vois pas le sens d'une minute de silence.”

19h20 – La liste des 15 vice-présidents est désormais soumise au vote des conseillers régionaux. Pour rappel, elle se compose comme suit : Etienne Blanc (finances et administration générale), Brice Hortefeux (solidarité des territoires), Éric Fournier (environnement et développement durable), Martial Saddier (entreprises, emploi et développement économique), Patrick Mignola (transports), Philippe Meunier (sécurité, pêche, chasse et partenariats internationaux), Yannick Neuder (enseignement supérieur et innovation), Nicolas Daragon (tourisme), Béatrice Berthoux (lycées), Juliette Jarry (économie de proximité, commerce et numérique), Émilie Bonnivard (agriculture), Martine Guibert (politique sociale, santé et famille), Stéphanie Pernod-Beaudon (formation professionnelle et apprentissage), Florence Verney-Carron (culture), Marie-Camille Rey (jeunesse).

18h58 – Après une heure de suspension, la séance reprend avec l'élection des membres de la commission permanente. Laurent Wauquiez essaie d'écourter la session en demandant l'abandon des votes à bulletins secrets. Un souhait adopté par l'ensemble des conseillers régionaux. Après vote, la commission permanente se compose donc de 35 élus de la majorité de centre-droit, 11 socialistes, 10 conseillers régionaux FN, 2 de la liste Le Rassemblement, 2 communistes et 1 PRG.

17h40 – La séance a repris et les élus s'écharpent sur le nombre d'élus membres de la commission permanente. Jean-Charles Kohlhaas reproche par exemple à Laurent Wauquiez de nuire à la démocratie en réduisant le nombre de conseillers régionaux qui y siègent. "La démocratie n'est pas atteinte si vous n'avez pas d'abonnement téléphonique, si vous avez 10 % d'indemnités en moins, si tous les élus ne siègent pas dans la commission permanente. Je suis surpris que cette idée n'ait pas un soutien plus large. Rendez-vous compte des efforts que font nos concitoyens", lui répond Laurent Wauquiez.

17h07 – Laurent Wauquiez annonce une deuxième session dans les 15 prochains jours. C'est désormais l'élection de la commission permanente et des vice-présidents qui va occuper les nouveaux conseillers régionaux. Avec la proposition de 61 membres dans la commission permanente, Laurent Wauquiez se situe en dessous de la limite prévue par la loi. Lors du mandat précédent, tous les conseillers régionaux faisaient partie de la commission permanente.

16h46 – Laurent Wauquiez prononce son discours de nouveau président :

“Rares sont les moments où l'on peut tout revoir, sortir des sentiers battus. Je suis convaincu qu'il y a dans notre région une profonde aspiration au changement, beaucoup plus que ce que les politiques frileux pensent. Les Français sont prêts au mouvement. Eux voient chaque jour les injustices qui se sont accumulées. Nous avons la chance de pouvoir secouer tout cela dans notre région. Je n'ai jamais été plus fier d'être un enfant de notre région.”

Il remercie aussi les anciens présidents des deux conseils régionaux sortants.

“Contrairement à d'autres régions où la confusion a régné, chez nous l'élection ne repose sur aucun compromis partisan. La démocratie devrait être ainsi. Mais rarement les politiques ont été victimes d'un tel rejet. Les difficultés sont multiples, un pouvoir d'achat sur lequel pèse la charge des impôts, l'emploi dans une région où le chômage a augmenté, le désarroi des classes moyennes devant un système qui encourage trop peu le travail, une perte de sens de notre système de solidarité qui a confondu social et assistanat. Il y a une crise morale plus profonde, la crainte de voir notre pays changer de nature. Les gens attendent des élus de la région qu'ils redonnent des repères. Nous changerons la politique par le terrain. Les Français n'accordent plus de crédit aux promesses sans lendemain. À l'échelle de notre région, nous pouvons changer les choses. Nous changerons la politique par le terrain. Nous avons porté, pendant la campagne, des convictions fortes. Nous tiendrons chacun des engagements, c'est une exigence absolue. Les électeurs ont demandé le changement, ils verront la différence. Nous retrouverons le sens de l'exemplarité. Dès la prochaine session, je vous demanderai d'accepter de baisser de 10 % nos indemnités.”

Laurent Wauquiez revient ensuite sur l'un des grands axes de sa campagne : “Il n'y aura aucune augmentation de la fiscalité. On peut améliorer le service rendu sans augmenter la dépense.”

Il pointe ensuite les premières mesures qu'il mettra en œuvre : un plan zéro charges pour l'embauche d'un premier contrat de travail, la préférence régionale pour les entreprises qui prennent des apprentis, le rétablissement des bourses au mérite et la sécurité dans les lycées et les TER.

16h45 – Laurent Wauquiez est élu président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Résultats du vote : Laurent Wauquiez 113 voix, Jean-François Debat (PS) 42 voix, Christophe Boudot (FN) 34 voix, Jean-Charles Kohlhaas (Rassemblement) 8 voix et Cécile Cukierman (PC) 7 voix.

16h30 – Alors que le vote s'achève, Laurent Wauquiez organise dans une salle de travail une conférence de presse dans laquelle il évoque les premières mesures symboliques qu'il s'apprête à prendre.

“Dès la première session, je veux marquer l'exemplarité des élus. Je vais annoncer une baisse de 10 % des indemnités des élus. Tous les conseillers régionaux ne feront pas partie de la commission permanente, ce qui avait pour effet de booster les indemnités. Nous reviendrons à une composition raisonnable avec 61 membres. La fusion fait baisser le nombre de vice-présidents et d'élus. Dès cette première session, nous réalisons 19 millions d'euros d'économie sur la durée du mandat”, développe-t-il.

15h40 – D'après nos informations, voici la liste des vice-présidents que devrait proposer Laurent Wauquiez : Etienne Blanc (finances et administration générale), Brice Hortefeux (solidarité des territoires), Éric Fournier (environnement et développement durable), Martial Saddier (entreprises, emploi et développement économique), Patrick Mignola (transports), Philippe Meunier (sécurité, pêche, chasse et partenariats internationaux), Yannick Neuder (enseignement supérieur et innovation), Nicolas Daragon (tourisme), Béatrice Berthoux (lycées), Juliette Jarry (économie de proximité, commerce et numérique), Émilie Bonnivard (agriculture), Martine Guibert (politique sociale, santé et famille), Stéphanie Pernod-Baudon (formation professionnelle et apprentissage) et Florence Verney-Carron (culture), Marie-Camille Rey (jeunesse).

Conseil régional, 4 janvier 2016 © Tim Douet

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15h30 – Le vote à bulletins secrets a commencé.

15h – Laurent Wauquiez est le premier à lire sa déclaration de candidature à la présidence du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes.

"Dans un contexte de défiance à l'égard du politique, diriger la deuxième plus grande région de France appelle à la vigilance. C'est pourquoi nous appliquerons des principes simples : une politique innovante et efficace, une gestion rigoureuse des deniers publics, de l'exemplarité dans une charte éthique exigeante. Nous voulons une région modèle pour son dynamisme économique, sa solidarité. Nous avons de l'or entre les mains. L'emploi sera notre première priorité. Nous ferons la promotion du social axé sur le travail. La région sera un acteur pour renforcer la sécurité. Nous ne trahirons ni nos convictions ni nos engagements : pas de hausse de la fiscalité, la fermeté de la République vis-à-vis du communautarisme. Nous ne voulons plus d'élus enfermés dans leur bureau, nous voulons une génération de terrain comptable de ses résultats.”

Jean-Charles Kohlhaas au conseil régional le 4 janvier 2016 © Tim Douet

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Jean-Charles Kohlhaas au conseil régional le 4 janvier 2016.

Jean-Charles Kohlhaas, chef de file de la liste Le Rassemblement (EELV-Parti de gauche), présente à son tour sa déclaration de candidature.

Jean-François Debat prend la parole au nom du groupe socialiste. Il rappelle le bilan des deux présidents de région PS d’Auvergne et de Rhône-Alpes lors de la précédente mandature. S'adressant à Laurent Wauquiez, il formule ce vœu : “Nous espérons débattre enfin des politiques régionales, qui n'ont guère été au cœur de la campagne que vous avez menée, c'est le moins que l'on puisse dire, et nous le ferons dans un esprit constructif. Si cette assemblée devient le réceptacle de propositions populistes et démagogiques, de propos de tribune sur des sujets nationaux souvent sans lien aucun avec les politiques régionales, de déclarations à l'emporte-pièce à vocation nationale, nous nous y opposerons de manière radicale et sans aucune concession.”

Cécile Cukierman, candidate du PCF au premier tour des régionales de décembre, présente à son tour sa déclaration de candidature : “Les politiques régionales ne seront pas l'alpha et l'omega contre le chômage, mais elles doivent être mises au service de la sécurisation, de la création d'emplois et de son développement.” Elle demande aussi à ne pas plier devant la SNCF lors de la négociation de la future convention TER. Elle prévient également du danger de la métropolisation des richesses régionales.

Christophe Boudot, candidat FN, termine la séquence des déclarations de candidature. Il débute en saluant Bruno Gollnisch, ancien leader frontiste à la région. Il réitère ses propositions de la campagne sur la fiscalité et la sécurité.

14h20 – L'appel est terminé. Le doyen du conseil régional, qui préside la séance jusqu'à l'élection du président, rappelle le règlement. Les candidats vont bientôt pouvoir se déclarer. Laurent Wauquiez sera le candidat de la droite, Jean-Charles Kohlhaas celui du Rassemblement. Jean-François Debat candidatera au nom du groupe PS. Christophe Boudot sera, lui, le candidat du Front national. Cécile Cukierman, tête de liste du PCF, se présente aussi.

La candidature de Jean-François Debat (PS) à la présidence, à la place de Jean-Jack Queyranne qui était le candidat aux élections, signifie aussi qu'il devrait présider le groupe socialiste pendant les six prochaines années.

Les cinq candidats viennent de confirmer leurs candidatures. La séance est suspendue.

Laurent Wauquiez au conseil régional le 4 janvier 2016 © Tim Douet

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Laurent Wauquiez au conseil régional le 4 janvier 2016.

14h10 – Le benjamin de l'assemblée régionale, le frontiste Alexis Joly, procède à l'appel des nouveaux conseillers régionaux. Laurent Wauquiez siège pour le moment au fond de l'hémicycle, à côté du socialiste villeurbannais Didier Vuillerme.

14h – Les élus commencent à prendre place dans l'hémicycle régional. Laurent Wauquiez s'est assis parmi les élus en attendant son élection à la présidence pour rejoindre la tribune présidentielle. Jean-Jack Queyranne, candidat défait du PS, vient d'arriver. De nombreux Parisiens ont fait le déplacement pour assister à l'élection du numéro 2 des Républicains à la tête de la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes. Parmi les invités à cette session inaugurale, on retrouve de nombreux parlementaires de droite : Georges Fenech, François-Noël Buffet, Philippe Cochet.

Après l'élection du président, l'ordre du jour appellera ensuite la constitution de l’exécutif régional. Étienne Blanc devrait occuper le poste de 1er vice-président. Dans le Rhône et la métropole, Juliette Jarry (petites entreprises), Philippe Meunier (sécurité) et Béatrice Berthoux (lycées) devraient aussi occuper une fonction de vice-président.

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3 commentaires
  1. Kasneh - 4 janvier 2016

    C'est le seul président LR élus sans l'aide des partis de gauche à contrario de ceux de Nord, de Grand Est et surtout de Paca. L. Wauquez ne leur devra rien.

  2. Kasneh - 4 janvier 2016

    S'il ne devra rien à la gauche, il devra tenir du compte de la forte présence d'élus frontistes du résultat du 1° tour.

  3. Robes Pierre - 5 janvier 2016

    Une envie de changement, Élu , comme Hollande, nombre de gens de gauche n'ont pas votés Queyranne qui les a superbement oubliés durant sa mandature. et pratiqué une politique financière qu'il ne maitrisait pas.

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