David Kimelfeld
© tim Douet

Égalité homme/femme respectée à Lyon et à la région, pas au Grand Lyon

En ce jeudi 8 mars, "journée internationale des droits des femmes", Lyon Capitale a observé les compositions des différentes assemblées politiques locales. Si la ville de Lyon et le conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes respectent une quasi-égalité, ce n’est pas du tout le cas au Grand Lyon.

À la ville de Lyon, l'égalité homme/femme est respectée. Le scrutin de liste y impose une parité. Sur les 73 conseillers municipaux, 36 sont des femmes. Si la loi n'oblige cependant pas à la parité au sein de l'exécutif, les adjoints au maire respectent une certaine égalité des sexes avec 11 hommes pour 10 femmes. Avec des statistiques proches de 50 % d'hommes pour 50 % de femmes, la ville de Lyon se distingue par rapport aux autres communes françaises. En effet en moyenne 40,3 % des élues municipales sont des femmes selon un rapport publié le 2 février 2017 par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. Au sein des adjoints, ce chiffre tombe à 37,8 %. Mais à Lyon comme dans la majorité des villes françaises, le maire et le 1er adjoint sont des hommes, puisque seuls 16 % des maires sont des femmes et 28,5 % des 1ers adjoints.

La région quasi égalitaire, sauf pour les conseillers délégués

À la région aussi l'égalité est presque parfaite. Du côté des vice-présidents, huit sont des hommes et sept des femmes. Le bât blesse du côté des conseillers délégués, où cette parité est bien moins présente. En effet, 11 sont des hommes quand seulement trois sont des femmes (21,4 %). Parmi, les conseillers régionaux, 106 sont des hommes et 98 des femmes. Cette relative égalité tient, comme pour la ville de Lyon, au mode de scrutin. Un scrutin de liste qui impose une obligation de partie et une alternance d'un candidat de chaque sexe pour éviter que les hommes soient tous positionnés sur les places électives. Une loi instaurée pour les élections régionales de 2004 qui font de ces collectivités, des lieux quasi paritaires avec 47,9 % de femmes en 2015 en France. Cependant comme pour les mairies seules 16,7 % sont dirigées par des femmes.

Bonnet d’âne pour le Grand Lyon

Une seule institution demeure inégalitaire. Il s'agit du conseil de la métropole. Sur les 165 sièges du Grand Lyon, 102 sont occupés par des hommes et 63 par des femmes soit seulement 38,4 % de femmes. Au sein de l’exécutif métropolitain, l'écart est encore plus grand puisque seulement 33,3 % des sièges sont occupés par des femmes (8 sur 24). Enfin, même dans la commission permanente, où l'opposition ne siège pas, 62 % des places sont dévolues aux hommes. Là encore, ces mauvais résultats tiennent au mode de scrutin. Si comme pour la région, les conseillers désignés sur les listes municipales doivent respecter la parité avec une alternance homme/femme, de nombreuses villes de la métropole n'envoient qu'un élu, qui bien souvent est le maire, donc un homme, puisque dans le Rhône, sur 279 communes, 53 seulement sont dirigées par des femmes.

à lire également
Gérard Collomb à la sortie du conseil des ministres, le 12 juin 2018 © Ludovic Marin / AFP
Le texte final de la loi asile-immigration a été adopté ce mercredi 1er août à l’Assemblée nationale. Une décision qui ravit le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, mais ne satisfait pas l’opposition, pour des raisons différentes.
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut