Denis Broliquier
© Tim Douet

À Lyon, l'UDI ne refuse pas l'alliance avec Wauquiez

Le président du conseil régional a été élu à la tête du parti Les Républicains ce dimanche soir. Jean-Christophe Lagarde refusait une alliance si Laurent Wauquiez était élu, tandis que Denis Broliquier, maire du 2e arrondissement de Lyon ne s'y oppose pas.

Alors que Jean-Christophe Lagarde, patron de l'UDI annonçait sans concession qu'il n'y aurait plus d'alliance avec Les Républicains si Laurent Wauquiez était élu à la tête du parti, c'est une autre position, plus nuancée que tient Denis Broliquier, président du groupe UDI et apparentés de la ville de Lyon : "Chacun vit sa vie, et nous restons libres de toute alliance." Le maire du 2e arrondissement de Lyon ne souhaite pas insulter l’avenir et trouve qu'il est encore "trop tôt" pour prendre des décisions aussi tranchées. "Nous devons déjà reconstruire l'UDI comme vrai centre droit, et pour plus tard nous verrons si nous avons de vraies compatibilités avec Les Républicains", assure Denis Broliquier avant de rappeler que l'objectif du groupe est avant de construire "un vrai programme de 2020 pour les Lyonnais".

Durant la saga du musée des Tissus, Denis Broliquier s’est montré proche de Laurent Wauquiez et très satisfait de la décision prise par la région de sauver l’institution du 2e arrondissement. Les deux élus ont aussi en commun Charles Millon, l’ancien président du conseil régional de Rhône-Alpes qui avait été élu en 1998 en acceptant les voix du FN avant d’être exclu par son parti l’UDF. Le groupe se targue d'être parfaitement en phase avec la psychologie lyonnaise. Fabienne Levy, membre du mouvement radical de la fédération de Villefranche-sur-Saône ajoute que "Laurent Wauquiez défend plus les classes moyennes qu'il ne fait du local. […] Aujourd'hui on rame tous à Lyon pour essayer de rendre la ville plus belle, plus douce."

FN compatible ?

Antoine Mellies ne regrette pas la décision de Laurent Wauquiez de ne pas faire alliance avec le Front national, mais il prospecte que ce soit un échec : "Cette élection n'a passionné personne. Laurent Wauquiez parle du retour de la droite dans un premier temps, mais ensuite il explique qu'il ne parlera jamais avec le Front national, beaucoup d'électeurs ne supportent plus le voir cracher sur le FN. Ce que l'on veut c'est une grande alliance de la droite, et elle se fera, avec ou sans Waquiez." L'élu de Givors conclut en affirmant que "les lendemains vont être très difficiles pour Les Républicains".

à lire également
Étienne Blanc, au conseil régional, en mai 2018 © Tim Douet
L’alternance dans la continuité, propose Étienne Blanc à la droite lyonnaise. Tendant la main aux élus Synergies du Grand Lyon. Objectif : ramener au bercail le peuple de droite séduit par Collomb. De la région, où il fait office de président bis, Étienne Blanc plaide pour une métropole dont le développement s’appuie sur les territoires voisins.
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux

La revue du web
Faire défiler vers le haut