Drogue
©LIONEL BONAVENTURE / AFP

Région : la lutte antidopage veut judiciariser ses affaires en 2018

La lutte contre le trafic de substances et méthodes dopantes se poursuit en région. Une commission s’est réunie le 1er mars pour définir les orientations 2018 de la lutte antidopage en Auvergne-Rhône-Alpes. Elle vise à judiciariser de plus en plus d’affaires cette année.

La commission Auvergne-Rhône-Alpes de lutte contre le trafic de substances et méthodes dopantes s’est réunie le 1er mars à la Cour d’appel de Lyon. Présidée par Sylvie Moisson, procureure générale auprès de la Cour d’appel de Lyon et Étienne Stoskopf, préfet délégué pour la défense et la sécurité, elle a établi son bilan de 2017 et a défini ses priorités pour l’année 2018. "8 affaires sont actuellement entre les mains du Procureur de la République en région", explique Bruno Feutrier, le directeur régional adjoint de la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS). L’objectif de 2018 est d’améliorer la communication avec tous les acteurs de la lutte, pour pouvoir judiciariser de plus en plus d’affaires : "On veut être plus performants dans l’échange d’information entre plusieurs services comme la douane, la police, la gendarmerie, la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes…", précise Bruno Feutrier. Des interventions sont alors prévues dans les salles de sports et les évènements sportifs. "L’idée est de pouvoir vérifier ce qui se passe dans les clubs et dans les salles, notamment pour le trail, l’athlétisme et tout ce qui est body-building en termes de dopage. Ces sports-là sont les plus concernés dans la région", ajoute la Préfecture du Rhône.

"On note de plus en plus de positifs"

En 2017, 750 sportifs ont été contrôlés en Auvergne-Rhône-Alpes, selon Bruno Feutrier. "On note de plus en plus de positifs", remarque le directeur régional adjoint de la DRJSCS. Il nuance cependant que cette hausse peut être expliquée par des stratégies de contrôles plus performantes que les années précédentes : "En 2017, il y a eu 24 contrôles positifs contre 18 l’année passée, affirme-t-il. À mon avis, c’est parce qu’on a suivi un peu plus finement les affaires que les années précédentes. Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas également une pratique du sport de masse qui se développe", concède l'inspecteur de la DRJSCS. "On est dans une société de performance. Parfois, lorsque ce n’est pas du dopage, ce sont au moins des conduites dopantes, que l’on ne contrôle pas, mais qui peuvent être l’objet de la Commission régionale de lutte contre le trafic de substances et méthodes dopantes, qui perce les trafics et s’occupe des pourvoyeurs, qu’ils soient sportifs ou non". Une augmentation des contrôles est à attendre en 2018 : "On va certainement faire un peu plus de contrôles qu’en 2017, mais le volume n’a pas forcément d’importance, il faut cibler de plus en plus grâce à de l’intervention au préalable. C’est surtout le qualitatif qui est important", conclut Bruno Feutrier.

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1 commentaire
  1. Abolition_de_la_monnaie - 7 mars 2018

    Toutes ces actions pour lutter contre le 'dopage de masse' sont très bien, mais à aucun moment il n'est question du dopage dans le foot professionnel ou le rugby... (qui montre 'l'exemple' dans les télés). Il n'y aurait qu'en Italie qu'il y a ce problème ? . Tant qu'il y a du fric à gagner ou des problèmes psychologiques à combler (faute de cours qui sont 'trop chers' dans les écoles), le dopage aura toujours un temps d'avance et un 'intérêt' supérieur. C'est dommage.

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