Avant le Conseil national LREM les députés lyonnais défendent Castaner


Par Antoine Sillières
Publié le 17/11/2017  à 16:24
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Le premier Conseil national du mouvement se tiendra ce samedi à Eurexpo Lyon, avec ses 800 membres. Il doit voir l'élection de Christophe Castaner, unique candidat, à la tête du mouvement La République En Marche.

Les députés En Marche posent sur les berges du Rhône au soir du second tour des législatives 2017 © Tim Douet
© Tim Douet
Les députés En Marche, sur les berges du Rhône, le 18 juin 2017.

"C'est un Conseil national, pas un congrès, on n'est pas le PS". A l'heure de se rapprocher encore un peu plus d'un "parti", le mouvement La République En Marche, continue de vouloir marquer sa différence avec le "vieux monde". Ce samedi au parc Eurexpo de Lyon pourtant, le premier Conseil national LREM, en dépit de son faible intérêt, va marquer une étape dans la structuration du mouvement. Avec l'élection d'un délégué général - le "vieux monde" dit président de parti - et l'adoption des "valeurs du mouvement". Un bureau exécutif sera également élu. 

Le fonctionnement du mouvement a été largement critiqué cette semaine, notamment pour son supposé manque de démocratie interne. Lequel serait illustré selon les détracteurs de LREM par la candidature unique de Christophe Castaner à la tête du mouvement.

 

"Castaner a la légitimité de l'ancienneté"

Dans le Rhône, peut-être encore plus qu'ailleurs, les députés serrent les rangs face aux critiques."Si des gens avaient voulu se présenter ils auraient pu, assure Bruno Bonnell, élu sur la circonscription de Villeurbanne, les mécanismes sont prévus dans les statuts". La condition principale est de réunir 60 signatures. "Il n'y a pas eu d'autres candidats", abonde Anne Brugnera, députée de la 4e circonscription, qui rappelle que "pour le bureau exécutif, il y a quatre listes qui s'affrontent".

Pour Thomas Rudigoz, le candidat unique Christophe Castaner est de toute façon le meilleur. "Il y a peu de gens qui peuvent prétendre à cette fonction, on ne peut pas prendre le premier marcheur venu, tranche l'élu de la 1re circonscription. Il faut certaines connaissances, des qualités d'expression et une aptitude à débattre face à Marine Le Pen ou Laurent Wauquiez" Même son de cloche chez Bruno Bonnell. "Ces critiques sont hypocrites, pour l'élu de la 6e circonscription. Christophe Castaner a la légitimité de l'ancienneté, c'est une figure historique du mouvement".

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