Affaire Preynat : le procès pourrait s'ouvrir début 2018


Par Mathilde Régis
Publié le 13/08/2017  à 15:53
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Dans les colonnes du quotidien Le Monde, le cardinal Barbarin estime que face à la pédophilie, sa réponse "n'était pas à la hauteur de l'enjeu". Cité à comparaître en justice pour "non dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs" avec six autres personnes, le cardinal pourrait être convoqué à une première audience le 19 septembre avant la tenue d'un procès en 2018.

Barbarin ()
©Tim Douet

La citation à comparaître de sept personnes dans le cadre de l'affaire Preynat approche. Le 19 septembre, une première audience évoquera l'affaire avant l'organisation d'un procès, vraisemblablement au début de l'année 2018. Dans un entretien accordé au Monde, le cardinal Barbarin conteste avoir "couvert" le père Preynat, accusé de faits de pédophilie envers de jeunes scouts entre 1978 et 1991, mais regrette que sa réponse n'ait pas été "à la hauteur de l'enjeu". "Je me suis aperçu avoir commis une autre erreur quand j’ai reçu les victimes. Car, pour elles, la souffrance est aussi brûlante qu’il y a trente ans, qu’au premier jour. Pour elles, il est révoltant et inadmissible que le père Preynat ait pu continuer à être prêtre". S'il assure que les magistrats du parquet lui ont dit qu'il n'avait commis aucune infraction et que les plaintes dont il faisait l'objet ont été classées, le cardinal Barbarin sera tout de même amené à comparaître pour répondre aux faits de "non dénonciation d'agression sexuelle sur mineurs". À ses côtés, deux évêques et l'un des plus hauts responsables du Vatican. Les victimes du père Preynat, réunies au sein de l'association "La Parole Libérée" ont décidé de saisir directement le tribunal après la décision du procureur de ne pas donner suite après qu'une enquête préliminaire ait été ouverte. Il s'agira surtout de débattre de la notion de prescription à propos de la non-dénonciation, actuellement de trois ans. Selon le président de l'association, François Devaux, il ne s'agit pas de "gagner" au tribunal, mais d'abord de "porter le débat sur la non-dénonciation publiquement", qui devrait selon lui courir beaucoup plus longuement, en particulier lorsqu'il s'agit d'agressions sexuelles sur mineurs, des faits qui peuvent être révélés après de nombreuses années de silence. 

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