Lyon : les Assises du roman tirent la langue dans tous les sens


Par M-A. Cap avec Kevin Muscat
Publié le 02/06/2017  à 14:26
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La langue, les langues. Les mots, la conversation, parler/écrire, les rapports entre les langues, la traduction… Comment dire ? Les Assises nous ôtent les mots de la bouche ! Mais pour mieux les faire circuler, de l’auteur à vous et d’un continent à l’autre. Tout le week-end à Lyon, avec Ali Benmakhlouf, Inaam Kachachi, Sébastien Lapaque, Alain Rey, Boubacar Boris Diop… et bien d’autres locuteurs.

Invités aux Assises internationales du roman 2017 (gauche/centre/droite) : Ali Benmakhlouf, Inaam Kachachi / Boubacar Boris Diop / Alain Rey, Sébastien Lapaque © Philippe Grollier (Pasco) / Catherine Hélie (Gallimard) / Bertrand Gaudillère (Item) / Philippe Matsas (Opale/Leemage/Flammarion) [montage LC]
© P. Grollier / C. Hélie / B. Gaudillère / P. Matsas (montage LC)
Ali Benmakhlouf, Inaam Kachachi / Boubacar Boris Diop / Alain Rey, Sébastien Lapaque.

 

Ce week-end final des Assises du roman est dédié à la langue française. Tout l’espace des Subsistances devrait résonner de mille mots : les mots “de la révolution”, les mots “de la justice”, les mots “de la dispute”, les mots “et les gestes”, les mots des métiers… Mais les Assises vont également s’attacher aux interactions entre la langue française et les langues étrangères : qu’est-ce qui sépare les langues et qu’est-ce qui les unit, entre imaginaire et réel, particularités d’un idiome à l’autre ? La question sera posée sous le thème “L’imaginaire des langues” sur les rapports entre français et arabe. Il s’agira pour le philosophe marocain Ali Benmakhlouf (auteur de La Conversation comme manière de vivre), l’écrivaine irakienne Inaam Kachachi, l’auteur Sébastien Lapaque et le linguiste français Alain Rey de confronter les deux langues, à travers l’histoire de leurs mots et de leurs notions, en même temps que d’analyser le potentiel d’ouverture de la langue française. Ensuite, c’est l’écrivain et journaliste sénégalais Boubacar Boris Diop (déjà présent en 2014 pour Murambi – Le livre des ossements, consacré au génocide rwandais) qui viendra présenter une initiative éditoriale des plus originale : traduire les classiques de la littérature francophone (Césaire et Le Clézio entre autres, pour l’instant) en wolof, l’un des principaux dialectes sénégalais. Une manière d’interroger le rapport de la littérature à la langue orale et de la langue orale à sa version écrite. Et l’importante question de la traduction comme transmission et de la translation sans trahison. Ceci est notre dernier mot.

• L’imaginaire des langues : le français et l’arabe – Samedi à 16h aux Subsistances, quai Saint-Vincent.
• Langue orale, langue écrite, du français au wolof – Dimanche à 11h aux Subsistances.
Mais aussi…
– Réenchanter la Montagne magique (retraduire l’œuvre de Thomas Mann) – Samedi à 11h au Goethe Institut.
– Mots et métiers – Samedi à 14h30 aux Subsistances.
– Les mots et les gestes – Samedi et dimanche de 14h à 18h aux Subsistances.
– Quand le français s’invente en chanson (avec Arthur H, Arthur Dreyfus et Violaine Schwartz) – Samedi à 20h30 aux Subsistances
– Les mots de la révolution (avec Éric Vuillard et Chloé Thomas) – Dimanche à 15h, aux Subsistances.
– Les mots de la justice (avec Me Henri Leclerc et Me François Sureau) – Dimanche à 17h, aux Subsistances.

 

 NB : A l’heure où nous publions, la rencontre avec Alain Rey au musée des Beaux-Arts est complète à l’heure. En revanche il reste des places pour celle avec Philippe Besson, samedi à 11h aux Subsistances.
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