Des mondes flottants, un art contemporain et une Biennale qui promet


Par Stani Chaine
Publié le 14/04/2017  à 13:31
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Deux temples (MAC et Sucrière), un lieu encore mystérieux, une soixantaine d’artistes invités, de la jeune création, d’autres désormais emblématiques, aires “Veduta” pour expos et résidences, lieux en résonance, expos associées (une centaine) et une modernité comprise comme un recommencement sont au programme de la 14e Biennale de Lyon, qui s’annonce enthousiasmante.

“Mondes flottants”, 14e Biennale de Lyon – dossier de presse “flottant”.

Thierry Raspail, son directeur artistique, et Emma Lavigne, la commissaire invitée (directrice du centre Pompidou Metz), ont présenté ce jeudi “Mondes flottants”, la 14e Biennale d’art contemporain de Lyon. C’est le deuxième volet, après “La vie moderne” en 2015, d’un triptyque consacré à l’éternelle interrogation sur les notions de modernité. Il sera question de flux, de reflux et de circulation infinie, de flâneries et de progrès technologiques, d’océans de sons, d’un archipel de la sensation, de corps électriques, de contemplatives cosmogonies intérieures, du temps et d’interrogations sociales et politiques sur un monde qui ne se résume pas à l’Occident. Il y aura des perceptions sensorielles, de l’eau de rose et du pollen de jasmin, la musique, le mouvement des corps, le retour des mots “beauté”, “esthétique”, “émotion” – prononcés par Emma Lavigne ! Le MAC et la Sucrière concentreront les événements, avec un lieu restant à découvrir. Il y aura surtout des œuvres, et même de la peinture ou de la sculpture ! Certaines emblématiques, considérées comme des marqueurs de la modernité : Arp, Calder, Broodthaers, George Brecht, Fontana, Lars Fredrikson, Laurie Anderson, Cerith Wyn Evans… Des découvertes : Cildo Meireles et son remake de Nam Jun Pake ou la Zambienne Anawana Haloba et des idées qui jaillissent à l’instar d’un cinéma portatif, éphémère et (auto)mobile, ou des piscines qui voyagent et ouvrent l’imaginaire. En complément des expérimentations plus ou moins récentes, cette Biennale se penche également sur “l’expérience” en tant qu’acquisition des connaissances. Et elle devrait passionner un large public.

“Mondes flottants” – 14e Biennale de Lyon. Du 20 septembre au 7 janvier 2018.
Lygia Pape – O Ovo (L’Œuf), 1967. Film Super 8 © Projeto Lygia Pape
© Projeto Lygia Pape
O Ovo (L’Œuf), 1967. Film Super 8.
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