Nuit Tango : musique et danse à Fourvière


Par Martine Pullara
Publié le 15/07/2017  à 13:17
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Les Nuits de Fourvière proposent une soirée d’exception ce dimanche autour du tango, avec un programme composé d’un concert et d’un spectacle de danse. La nuit sera chaude !

Daniel Melingo © G. Monteleone
© G. Monteleone
Daniel Melingo.

Originaire de Buenos Aires, surnommé le Tom Waits du tango, chanteur, guitariste et clarinettiste, c’est Daniel Melingo qui ouvre le bal de cette longue nuit. Avec passion et élégance, il s’est emparé du tango des origines pour le transformer en art rustique et moderne qui aurait traversé tous les âges mais dont émerge toujours une grande poésie. C’est dans cet univers, patiné par le temps, qu’il nous plongera, accompagné sur scène de musiciens aussi possédés que lui par cette culture. Son concert sera suivi de No Exit, un spectacle qui est le résultat d’un pari un peu fou que se sont lancé le pianiste Gustavo Beytelmann et le chorégraphe argentin Esteban Moreno, avec l’envie de chercher tous les possibles dans ce lien musique et danse. Depuis des années, ils ne cessent d’interroger la mémoire et le présent du tango : le premier avec les créations de sa compagnie, l’Union Tanguera ; le second dans ses compositions et réinterprétations des classiques du genre. ¡Sigamos!, son solo qualifié de chef-d’œuvre, est la matière musicale qui nourrit en grande partie No Exit. Dans cette pièce, ils vont à la racine du tango, pour en extraire l’identité et l’intimité et mieux comprendre de quoi il est constitué. Faisant référence à Huis clos de Jean-Paul Sartre, la pièce est conçue comme un trio où la question du lien est au centre.

“Il faut être deux, avec quelque chose à raconter”

Tango © DR

“J’avais ce point de départ, dit Esteban Moreno, avec trois personnes, un musicien et un couple, afin que cette question du lien soit la chose la plus importante. Et en regardant les pièces de théâtre qui plaçaient les liens comme sources principales de solution ou de conflit, il m’est revenu que Sartre avait mis cela au cœur même de Huis clos. On y trouve ce besoin de regarder l’autre, de lien à l’autre, qui se joue entre trois personnages enfermés dans un enfer, un endroit qu’ils ne peuvent pas quitter, trois personnages qui n’ont pas eu le choix. J’y ai vu un parallèle possible. Ce n’était pas la pièce elle-même qui me paraissait comparable, mais le propos sous-jacent. Mais, encore une fois, ce qui m’intéresse, c’est l’idée de mettre les gens face au besoin de regarder l’autre. Or, dans le silence comme dans la solitude, il ne peut pas y avoir de tango : il faut être deux, avec quelque chose à raconter, avec ces liens…”

Nuit Tango – Dimanche 16 juillet, au théâtre antique
Dans le cadre des Nuits de Fourvière 2017.

 

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