Mélancolie(s) Tchekhov collectif In Vitro
© Simon Gosselin (photo de répétition)

Théâtre : à table avec Tchekhov à la Croix-Rousse

Hasard de la programmation théâtrale, deux spectacles inspirés par le dramaturge russe sont à l’affiche ce mois-ci à Lyon. Avant la reprise de Regardez la neige qui tombe… par Philippe Mangenot au théâtre de la Renaissance, Mélancolie(s) du collectif In Vitro dresse la table.

Les réunions familiales, les repas où se retrouvent autour d’une table bientôt transformée en champ-de-bataille, abusant quasi systématiquement du vin servi à profusion, des membres d’une même famille et leurs proches… Ce sont des scènes qu’avait exploitées, avec bonheur et un humour féroce, le collectif In Vitro dans son triptyque théâtral s’attachant à explorer les relations humaines et familiales durant les dernières décennies (1970, 1980 et 1990) Nous sommes seuls maintenant, présenté en mars dernier au théâtre de la Croix-Rousse. Des thèmes, et des scènes de dîner explosives, que l’on retrouve évidemment dans l’œuvre d’Anton Tchekhov. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le bouillant collectif nous présente, toujours à la Croix-Rousse, une nouvelle création basée sur deux pièces majeures du dramaturge, Les Trois Sœurs et Ivanov. Une adaptation originale qui aura d’autant plus de force que les héros de Tchekhov, des trentenaires et quarantenaires qui se sentent déjà vieux, sont interprétés par des comédiens et comédiennes qui partagent avec ceux-ci nombre de préoccupations et d’angoisses. Preuve, s’il en était besoin, que le théâtre de Tchekhov est toujours aussi férocement en prise avec notre société.

Collectif In Vitro / Mélancolie(s), d’après Tchekhov
Du 14 au 17 novembre à 20h + samedi 18 à 19h30, au théâtre de la Croix-Rousse
–> Bord de scène : rencontre avec l’équipe à l’issue de la représentation mercredi 15
à lire également
L’Opéra de quat’sous, de Bertold Brecht et Kurt Weill – Mise en scène Jean Lacornerie © Frédéric Iovino
Si vous n’allez pas voir les “Bestie di scena” d’Emma Dante aux Célestins, voici six autres raisons de courir au théâtre. Le week-end n’y suffira sans doute pas…
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux

Nos BD
Faire défiler vers le haut