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@Tim Douet

Saint-Priest : Pomona veut supprimer les œufs d’élevage en batterie

Le groupe Pomona, fournisseur de produits alimentaires et non alimentaires pour les professionnels de la restauration, s’engage à réduire de 100 % d’ici 2025 la part des œufs et des ovoproduits provenant de poules élevées en batterie.

Le Groupe L214 lutte activement contre la maltraitance animale et plus particulièrement contre celle exercée auprès des animaux destinés à la consommation. Après les abattoirs, c’est aux élevages en batterie que s’attaque l’association. Dans un communiqué, L214 affirme que le groupe Pomona ainsi que Brioche Dorée, Del Arte et Metro s’engageaient à réduire entièrement leur consommation d'œufs pondus en batterie d’ici à 2025.

La direction régionale située à Saint-Priest, le groupe Pomona Passionfroid distribue sur l’ensemble de la France des produits surgelés, frais ou laitiers. Suite à une discussion avec l’association L214, le groupe a souhaité renforcer sa politique RSE (Responsabilité sociale des entreprises) afin de respecter au mieux ses principes. Contacté par l’association, Pomona a reçu L214 dans ses locaux à Antony (92). Le service presse de L214 raconte la rencontre : "C’est nous qui les avons contactés, mais ils ont été très sincères. On a vraiment senti un intérêt de leur part, une sensibilité à ce problème." Le service communication du groupe confirme cette volonté de s'engager sur la voie du respect de l'animal : "Depuis 2009 nous avons mis au point notre campagne RSE et nous souhaitions nous engager de manière officielle pour le respect de la cause animale. Cette discussion avec L214 n'a fait que renforcer nos certitudes." Dans sa politique, le groupe tend à aider les professionnels de la bouche à mieux nourrir leurs clients, il en va des questions de "qualité et de la sécurité alimentaire, mais ça va au-delà de ça. On se doit de prendre en compte les changements de la société. Il nous semble que les gens se posent de plus en plus de questions, et c'est important qu'on les écoute".

Une décision de grande ampleur

Pour l’association, cet engagement ouvre une voie d’espoir quant à la prise de conscience des grands groupes : "C’est très encourageant, ça montre que c’est possible. On a déjà reçu des engagements de la part de la grande distribution, mais d’avoir des fournisseurs qui ont beaucoup de clients, c’est encore autre chose. Les mentalités changent, les choses bougent et ça envoie des signaux positifs." D’ici 2025, Pomona devra avoir éliminé de sa consommation 100 % des œufs pondus dans des élevages en batterie. Pour se faire, c'est le service achat qui devra travailler avec les éleveurs pour les accompagner dans leur transition, ou bien qui devra trouver de nouveaux éleveurs, respectueux de ces normes. "C'est pour cette raison que nous avons fixé 2025. C'est un challenge, mais qui nous semble tout à fait accessible. C'est notre responsabilité d'évoluer en même temps que les consciences. Et aujourd'hui, on ne peut pas fermer les yeux sur les conditions d'élevage. C'est normal et légitime."

Une porte d'entrée pour le respect de la cause animale ?

L214 souhaite recevoir chaque année un reporting des actions menées par Pomona Passionfroid qui sera "ravi de rendre compte des avancées". Si certains groupes s’attaquent très vite aux problèmes, d’autres en revanche ont besoin de plus de temps pour mettre en place cette nouvelle politique, c’est pour cette raison que l'association n’entamera aucune procédure avant 2025. C’est un tournant important pour l’association, mais aussi pour les groupes qui sont de plus en plus nombreux à s’engager pour l’exploitation des élevages alternatifs. Quant à Pomona, il affirme que si aucune autre décision officielle n'a été prise pour le moment, la cause animale reste une bataille importante aux yeux du groupe, qui réfléchit d'autres engagements du même genre.

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1 commentaire
  1. FEFI - 25 juillet 2017

    Juste pour les poules, pas pour le consommateur, L214 ne gobe pas les oeufs, et ne se soucie pas du travail de ceux qui fournissent ces vegans...de loin d'ailleurs: pas franchement local bio!

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