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Lyon obtient le label French Tech : récompense inutile ?

Sans surprise, Lyon obtient le label French Tech, tout comme 8 autres villes. Au final, le Gouvernement a décidé de multiplier le sésame, quitte à diminuer l’impact du label.

Selon une information publiée par Lemonde.fr, neuf villes vont recevoir le label French Tech. Quinze dossiers ont été déposés, le Gouvernement en a retenu plus de la moitié. On retrouve Aix-Marseille, Lille, Bordeaux, Nantes, Montpellier, Grenoble, Rennes, Toulouse et Lyon. Pas de grande surprise pour cette dernière agglomération : depuis un an, plusieurs sources gouvernementales proches du projet affirmaient que la métropole lyonnaise serait incontournable. Néanmoins, le Grand Lyon n'aura pas de quoi pavoiser, car quasiment tout le monde ressort gagnant de cette French Tech, faisant perdre une partie de son intérêt au label.

La campagne ressemble surtout à du marketing et ne devrait pas suffire à faire "émerger le nouveau Google" (lire ici notre article de ce matin). Les problèmes de fond, comme la formation ou la fiscalité des start-up, ne sont pas balayés par ce simple macaron visant à mettre en avant des écosystèmes.

Aucun moyen financier direct

Selon Lemonde.fr, les gagnants ne pourront pas s'endormir sur cet acquis : "Une fois les villes labellisées, un audit sera à nouveau conduit en 2015, avant une attribution du label pour une durée de trois ans." Cependant, comme le précise le site Frenchtech.com, ce label "n’est associé à aucun moyen financier direct". "Un fonds d'investissement de 200 millions d'euros doit pour sa part soutenir le développement d'accélérateur de start-up", une misère dans le monde du numérique, surtout lorsqu'on rapporte la somme à l'ensemble d'un territoire.

Lyon et les huit autres villes ont donc gagné aujourd'hui une belle coquille vide, qui aura surtout vocation à faire joli sur les plaquettes institutionnelles. Dans un pays où le numérique est parfois tabou, c'est un début, mais tout reste à faire.

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7 commentaires
  1. kevin - 12 novembre 2014

    Mouais... À part Nice et Strasbourg, toutes les villes 'secondaires' françaises le sont donc... à quoi bon?

  2. FOurs - 12 novembre 2014

    et cela devait servir à quoi ? Il aurait fallu nous mettre le lien du précédent article traitant du sujet en cours…

  3. Redaction - 12 novembre 2014

    Effectivement, nous avions un peu vite supposé que les internautes avaient lu le premier article. Le lien est ajouté. Nous vous rappelons que vous pouvez aussi naviguer sur notre site en cliquant sur les mots-clés au bas des articles et retrouver ainsi les plus récents traitant d'un même sujet.

  4. Daysleeper - 12 novembre 2014

    Je suis étonné qu'il n'y ait pas plus de villes possédant ce label en Alsace. Le web y est pourtant plutôt bien implanté.

  5. Gemini - 12 novembre 2014

    Outre la probable inutilité du machin, il est consternant de constater que la plupart des logos repose uniquement sur du jargon globish. Sans doute que le français n’est plus assez 'in' non plus ?

  6. Netg - 13 novembre 2014

    à Florent Deligia,Vous avez oublié dans la liste de votre article la ville de Grenoble. Elle figure au-dessus, sur la carte de France des villes labellisées. D'ailleurs, elle a surement dû être la première des villes sélectionnées par le ministère.

  7. Florent Deligia - 13 novembre 2014

    Bonjour, merci de votre aide, c'est corrigé.

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