Marine Le Pen
© Patrick Kovarik / AFP

Lyon : Marine Le Pen convoquée devant le tribunal correctionnel

Marine Le Pen comparaît ce mardi au tribunal correctionnel pour des propos sur les “prières de rue”. À six semaines des élections régionales, la présidente du parti se rendra donc devant la 6e chambre du tribunal de grande instance. C’est une première pour celle qui a fait exclure son père du FN pour ses provocations répétées.

Les propos incriminés remontent à 2010, lors d'une réunion publique de militants à la salle du pavillon de la Tête-d'Or. Marine Le Pen, alors en campagne pour la présidence du parti, avait comparé les “prières de rue” des musulmans à l’Occupation.

Je suis désolée mais, pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s’il s’agit de parler d’Occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça, c’est une occupation du territoire”, avait-elle déclaré à l’époque.

La présidente du FN, depuis l'annonce de sa convocation au tribunal, a tenté de se justifier. Elle a assuré qu'elle parlait d'occupation avec un “petit o” et non avec un "grand “O” sans faire référence à la Seconde Guerre mondiale.

Elle encourt une peine d’un an de prison

Face à la prévenue, quatre associations se sont portées partie civile : le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), le Mrap, l’Observatoire national contre l’islamophobie du Conseil français du culte musulman (CFCM) et la Ligue judiciaire de défense des musulmans.

“Je sais sur quel plan elle va se défendre : elle va essayer de porter confusion entre islamisme extrémiste et simple musulman. En réalité, elle vise évidemment les musulmans”, souligne Samy Debah, le président du CCIF.

Pour ces propos, Marine Le Pen encourt jusqu'à un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.

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