Militants anti-nucléaire
Antoine Sillières

Les militants anti-nucléaire occupent les ponts de Lyon

Six ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, les militants anti-nucléaire de la région se sont donné rendez-vous à Lyon ce samedi. Ils appellent les responsables politiques à entamer un processus de transition énergétique afin de sortir du nucléaire et de fermer les centrales. Celle du Bugey notamment.

"Ici, nous sommes à 35 kilomètres de la centrale du Bugey". Cet administrateur du réseau Sortir du nucléaire posté sur le pont de la Guillotière, côté berges, appelle à la fermeture de la centrale de l'Ain. "Comme d'autres en France, elle est vieillissante, elle a des fuites, des incontinences", dénonce-t-il. Réunis à l'appel du collectif Stop Bugey, les militants soulignent la proximité de l'agglomération en cas d'incident majeur au Bugey. Une centrale qui fait peur jusqu'en Suisse. Candidate EELV aux législatives dans la 3e circonscription du Rhône, Fanny Dubot tractait avec les militants de la Guillotière dans la grisaille de ce samedi après-midi. "Une partie de l'agglomération se situe dans le rayon des 30 kilomètres de la centrale du Bugey, ce qui a de quoi inquiéter", glisse-t-elle.

Quid de l'emploi ?

Pour sensibiliser les passants les militants brandissent des pancartes rappelant les douloureuses expériences de Tchernobyl et Fukushima, il y a six ans presque jour pour jour. Et pour bien se faire remarquer ils se sont installés sur plusieurs pont du Rhône, du pont Morand à celui de l'Université. Une manière de rappeler que le cours d'eau qui serpente entre quatre centrales en 200 kilomètres pourrait être gravement impacté en cas d'incident.

Les militants refusent "le chantage à l'emploi" de certains responsables lorsqu'on évoque la sortie du nucléaire. Ils s'inscrivent ainsi contre le discours récemment tenu par la maire de Pierrelatte Marie-Pierre Mouton (LR) sur France 2. "Rien que le démentèlement, cela produit des emplois", sans parler "des métiers crées par les énergies renouvelables", arguent les militants.

La journée de mobilisation s'achèvera vers 17h30, place Louis Pradel avec la diffusion d'un film de sensibilisation centré sur Fukushima. Des victimes de la catastrophe japonaise prendront ensuite la parole.

A lire sur le site LeLanceur.fr : "On pourrait alimenter un réacteur à sels fondus avec les déchets produits par les réacteurs actuels"

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1 commentaire
  1. inesP - 20 mars 2017

    Tout ce tapage alors qu'il suffit d'attendre 703.800.000 d'années pour que l'uranium 235 ait perdu la moitié de radio-activité... Blague à part, EDF n'est pas assurée pour ses centrales alors qu'un accident grave sur un réacteur peut rendre inhabitable le quart de la France (ca couterait trop cher). Par contre nous, on roule en Clio a 51 km/h pas assuré, on prend cher...

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