Le "monde économique régional" réuni à la CCI de Lyon en faveur de l'A45
© Tim Douet

Le monde économique veut “hausser le ton” sur “l’écologique” A45

Lors d’une conférence de presse donnée ce lundi à la chambre de commerce de Lyon, le “monde économique régional” a déclaré vouloir “hausser le ton” alors que le dossier de l’A45 est au point mort.

Réuni à la chambre de commerce de Lyon ce lundi, le “monde économique régional” a fait part de sa volonté de “hausser le ton”. “Nous sommes réunis pour exprimer l’impérieuse nécessité de mettre en œuvre ces travaux que l’on attend depuis vingt-cinq ans alors que les arguments pour l’A45 sont inébranlables et les bénéfices indiscutables”, a entamé Emmanuel Imberton, le président de la CCI Lyon Métropole Saint-Étienne Roanne. Sur la question des moyens mis en place pour “hausser le ton”, pas de réel plan d’action pour le moment. Benoît Fabre, le président du Medef Loire, porte-parole du Collectif pour l’A45, a tout de même indiqué que “tous les recours seront étudiés si jamais [l’A45 ne se faisait pas]”. La discussion sur le dossier sera close fin 2017. Auparavant, les acteurs économiques souhaitent “mobiliser et fédérer ceux qui veulent se battre pour l’A45”, explique Emmanuel Imberton, qui a d’ores et déjà demandé un rendez-vous au préfet. “Nous sommes en train d’élaborer un plan d’action, mais il faut d’abord faire place au dialogue avec le préfet et le ministère. Personne n’a dit que l’A45 ne se fera pas, sauf ceux qui font prévaloir leurs intérêts personnels face à l’intérêt général”, a-t-il ajouté en visant les opposants au projet.

“Un projet écologique”

Alors que le Premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé au maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, “un nouveau report de la décision finale”, Benoît Fabre s’inquiète de la validité de la parole de l’État : “Ce dossier est clos. Il a été validé par le Conseil d’État sur tous ses aspects. L’heure est grave. Peut-on encore avoir confiance en l’État français, qui s’est engagé plusieurs fois sur ce dossier et qui aujourd’hui refuse de signer ?” Selon lui, “l’État met en danger le devenir d’une région. Il ne faut pas laisser le territoire stéphanois crever au bord de la route”. “Après le syndrome de la phobie administrative, assistons-nous à celui de la phobie des territoires ?” s’interroge-t-il.

Durant la conférence de presse organisée ce lundi à Lyon, Daniel Villareale, le président de la CGPME Loire, a aussi souhaité mettre en avant le caractère “écologique” du projet d’A45. “La métropole de Lyon est saturée par la pollution engendrée par les bouchons. Quand il y a des orages sur l’A47, les eaux chargées d’hydrocarbures se déversent dans la vallée du Gier parce qu’il n’y a aucun moyen de les récolter, alors qu’il y en aura sur l’A45”, a-t-il affirmé. Un projet qu’il souhaite “connecté” et construit avec “des matériaux innovants”. “Ce projet va coûter 1,2 milliard d’euros, dont 300 millions pour l’environnement, avec un retour sur investissement très court, de l’ordre de quatre à cinq ans. L’A45 va créer 1 700 emplois directs pour cinq ans de travail”, a conclu le président de la CCI.

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6 commentaires
  1. inesP - 4 octobre 2017

    Le 1er but d'une autoroute aujourd'hui, c'est de pouvoir magouiller et spéculer sur l'immobilier. Je pense qu'on peut dire que la A45 est déjà un succès.

  2. Abolition_de_la_monnaie - 4 octobre 2017

    C'est dingue : comment un élu peut dire des choses pareilles ??? . '............ l’État français, qui s’est engagé plusieurs fois sur ce dossier et qui aujourd’hui refuse de signer ?.............' . Si l'état n'a pas signé alors il n'y a aucun engagement ! . '.............300 millions pour l’environnement,...........' . Non mais de qui se moque-t-on ? Laissez donc l'environnement tranquille ! Il se débrouille très bien sans 'technologie et béton' ! (et sans fric) :o)

  3. slecompte - 8 octobre 2017

    Il faut un peu voir aussi du côté des appareils mises en vente aujourd'hui sur le plan environnemental. Dans la plupart ils ne respectent plus rien: ordinateurs, écrans, imprimantes, avec tous les consommables ... La production est très liée à la surconsommation et après, plus aucune norme n'est respectée!!!

  4. JPaul - 8 octobre 2017

    M. Daniel Villareale se moquerait-il de nous ? La pollution est engendrée par les bouchons et faire l'A45 qui est censée amener encore plus de véhicules à Lyon va faire diminuer cette pollution ! Retour sur investissement en 4 ou 5 ans c'est une plaisanterie ; tout le monde sait que cette autoroute ne sera pas rentable y compris Vinci puisqu'une clause à été prévue pour faire payer au contribuable le déficit. L'intérêt général n'est pas l'A45 comme le dit M. Imberton, l'intérêt général est dans la sauvegarde de cette région qui est un des poumons verts de Lyon.

  5. Robes Pierre - 9 octobre 2017

    Ceux qui ont quelques connaissances en mécanique,savent que les moteurs polluent tous, le régime de ralenti d'un véhicule dans les bouchons donne une combustion imparfaite,c' est celui où la production des toxiques est de loin la plus élevée.Un FAP est efficace mais pas à bas régime La fin des bouchons, Vourles, Givors sera bénéfique , restera à traiter Pierre-Bénite avec un 2eme pont . La rentabilité de l'autoroute sera assurée, l'A47 devenu route départementale limitée à 70kmh, interdite aux PL qui n'auront d'autre choix que d'emprunter A45.

  6. JPaul - 9 octobre 2017

    Ceux qui ont quelques connaissances économiques savent que l'A45 ne sera pas rentable (55 ans de concession pour Vinci, prix du péage 10€ pour un A/R, clause de déficit à combler par l'argent public). Il faut faire un pont pour résoudre le problème alors faisons le à Givors, nous ferons ainsi que grandes économies et ne détruirons pas 500 ha de terres agricoles !

  7. Robes Pierre - 9 octobre 2017

    nous savons que ceux qui prétendent avoir des connaissances économiques n'ont pas vus arriver les grandes crises, 1929, 2008, d'ailleurs un économiste n'est il pas celui qui explique aujourd'hui que ce qu'il a prédit hier ne c'est pas réaliser. Quant à ta solution du pont initialement prévu à Pierre-Bé, je n'ai jamais lu un pareil tissu de bêtises.

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