Infographie : le chômage baisse, mais les chômeurs augmentent

Les chiffres du chômage sont encourageants pour le gouvernement. 20 500 demandeurs d’emplois en moins (-0,6 %) au mois d’octobre. François Hollande s’est félicité dans un communiqué des chiffres publiés qui « confirment que la bataille pour l’emploi peut être gagnée ». Mais si le chiffre du chômage baisse, les chômeurs eux sont de plus en plus nombreux. Infographies.

Le chômage en hausse de 11 % depuis l'élection de M. Hollande

François Hollande s’est mis la pression tout seul en se fixant comme objectif d’inverser la courbe du chômage avant la fin de l’année 2013. Les derniers chiffres du chômage pour le mois d'octobre 2013 sont bons et représentent enfin une nouvelle satisfaisante pour l'exécutif. 20 500 demandeurs d'emploi ont quitté les statistiques officielles du chômage, soit une baisse de 0,6 % par rapport au mois de septembre 2013.

Depuis un an, le chômage a toutefois augmenté de près de 6 %. Mais depuis l'élection de François Hollande en mai 2012, le chômage a bondi de 11 % en France métropolitaine. Ce taux concerne uniquement les demandeurs d'emploi en fin de mois (DEFM) inscrits dans la seule catégorie A. Celle-ci rassemble les chômeurs qui n'ont pas travaillé du tout durant le mois contrairement aux catégories B et C dans lesquelles les demandeurs d'emploi ont une activité de 78 heures ou moins (catégorie B) ou de plus de 78 heures (catégorie C). Deux autres catégories existent (D et E) mais les personnes qui y sont inscrites sont dispensées de rechercher un emploi.

60 000 demandeurs d'emploi en plus !

Mais si l'exécutif peut se satisfaire aujourd'hui d'une baisse relative du chômage au mois d'octobre, il ne peut occulter une augmentation du nombre de demandeurs d'emplois en volume. Les chômeurs des catégories B et C, autrement dit ceux qui exercent une activité réduite, ont vu leur nombre croître de 60 000 demandeurs d'emploi par rapport au mois de septembre 2013. Depuis l'arrivée de François Hollande à l'Elysée en mai 2012, la hausse est ainsi de 10,9 % pour ces catégories de demandeurs d'emploi.

Quelle est la situation dans le Rhône ?

Paradoxe d'un chômage qui a baissé en octobre et de demandeurs d'emploi qui affluent en nombre et s'inscrivent à Pôle Emploi. C'est également vrai localement puisque dans le département du Rhône, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A a reculé de -1,2 %. Mais cette baisse a été annulée par la hausse du nombre de chômeurs des catégories B et C : +1,2 %. Fin octobre 2013, Lyon et son département enregistrent ainsi 89 544 chômeurs de catégorie A mais un total de 133 669 demandeurs d'emploi.

Des radiations en hausse, des reprises d'activité réelle faibles

La baisse du chômage enregistrée en octobre est-elle un réel motif d'encouragement pour le gouvernement ? Et, peut-il, le cas échéant, y voir un redressement de la conjoncture économique ? L'encouragement est sur le chômage des jeunes qui baisse, lui, très significativement : -2,3 % pour la France métropolitaine. Mais la reprise n'est pas encore là. En effet, les sorties du chômage pour une reprise d'activité sont en réalité faibles : +0,9 % seulement soit près de 93 000 personnes. Mais les radiations administratives (+25,8 %), les arrêts de recherche pour cause de maladie ou de retraite, les cessations d'inscription pour défaut d'actualisation représentent le plus gros contingent des sorties de Pôle emploi : près de 320 000 personnes.

En Rhône-Alpes, la situation épouse le contexte national. Les reprises d'activité sont faibles (+1,9 %) alors que les radiations administratives sont en hausse de 17 %, tout comme les arrêts de recherche d'emploi (+5,6 %) ou les cessation d'inscription à Pôle emploi (+2,7 %).

En France métropolitaine, deux régions uniquement peuvent se prévaloir d'avoir vu leur chômage dans la catégorie A baisser en un an : Champagne-Ardenne (-2,6 %) et la Bourgogne (-0,2 %). En revanche, toutes connaissent une hausse des demandeurs d'emploi dans les autres catégories.

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