Capture d’écran 2013-06-19 à 16.13.32

Il est parti à pied voir Hollande

Mouez Ayat a quitté lundi Décines pour rallier le palais de l'Elysée. Une course de 500 km, à pied et à vélo, pour rencontrer le président de la République. Et obtenir un coup de pouce afin de développer son application pour smartphone, Ofollowme.

Mouez Ayat, le créateur d'Ofollowme

Mouez Ayat, 38 ans, est parti lundi de Décines, à la rencontre de François Hollande. C'est à pied et à vélo qu'il compte franchir les 500 kilomètres qui le séparent de l'Elysée, où il devrait arriver vers le 27 juin. Ce n'est pas un exploit sportif, ni un voyage initiatique. Cette expédition vise à faire connaître l'application pour smartphone qu'il a créée, Ofollowme, et obtenir un coup de pouce.

Ce père de deux enfants, ingénieur lyonnais diplômé d'une école de commerce et des Ponts et Chaussées, a en effet mis au point un procédé qui permet de localiser une personne en temps réel. C'est à la suite d'une expérience personnelle que l'homme a eu l'idée de ce concept : il avait perdu de vue son enfant dans un magasin. Il s'était alors mis à cogiter sur la façon de pouvoir localiser un enfant ou une personne en temps réel. Ofollowme est alors née.

Elle permet de localiser une personne en temps réel

Son application nécessite, évidemment, l'accord de la personne suivie ainsi que le consentement de l'utilisateur. Plus pointue et plus précise que d'autres du même type, elle permet notamment à une personne qui se sent en danger de l'activer en urgence, à la suite d'un accident par exemple. Ceci n'est pas sans rappeler l'histoire de la joggeuse enfermée dans le coffre d'une voiture tentant désespérément de localiser le lieu où elle se trouvait pour appeler les secours. Le concept a séduit puisque, uniquement grâce au bouche à oreilles, l'application a été téléchargée prés de 5 000 fois sur iPhone et Androïd. Cette aventure voit le jour suite à une situation personnelle douloureuse, après la mort d'un de ses enfants, le cancer de sa femme et la perte de son emploi en 2009.

Capture d’écran 2013-06-19 à 16.11.18 ()

“Avoir un destin plus grand que celui que la société nous réserve”

Son ambition aujourd'hui trouve ses limites. Malgré ses nombreuses démarches, l'homme est actuellement dans l'impossibilité de développer son activité, pour des raisons financières. Il s'est tourné vers Oseo et un réseau de business angels – ces particuliers qui investissent dans une entreprise innovante à potentiel. En vain. Il se définit comme “Personne, fils de personne”. Né d'immigrés tunisiens, il a pour objectif d'alerter sur la situation des enfants issus de l'immigration et de quartiers difficiles qui, malgré leurs compétences, sont limités par les réseaux et par leur nom. Il affirme qu'"avoir un destin plus grand que celui que la société nous réserve n'est pas permis en France".

Cette course est également un moyen de faire lui-même la promotion de son application. Le coureur souligne qu'il ne s'agit pas d'assistanat, ayant déjà engagé du temps et de l'argent dans cette entreprise, mais un appel à François Hollande pour franchir ce cap. L'homme a d'autres projets et ne peut, pour l'instant, les concrétiser. Parti lundi matin, il espère une réponse positive du président, qui a été prévenu de son arrivée.

------

Téléchargements disponibles sur :

https://play.google.com/store/search?q=ofollowme

https://itunes.apple.com/us/app/ofollowme/id610387417?l=fr&ls=1&mt=8

Pour plus d'informations :

www.ofollowme.com

1 commentaire
  1. objecteurdecroissance - 20 juin 2013

    Une fois encore, le monde nous prouve que l'utilisation de la monnaie, freine les projets (voir les empêche). La monnaie doit être rare pour avoir de la valeur, et donc, tout le monde ne doit pas en avoir. (ça ne pousse pas dans les arbres). Et ce n'est pas une question de religion ou de couleur de peau, etc.

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux

Nos BD
Faire défiler vers le haut