Le Crâne du thérapside cynodonte Diademodon provenant du Trias Moyen d’Afrique du Sud utilisé pour dater l’apparition des animaux à sang chaud
© Kévin Rey

Des chercheurs lyonnais datent l’apparition des animaux à sang chaud

Alors que la date d'apparition des animaux à sang chaud était jusqu'ici débattue, des chercheurs du laboratoire de géologie de Lyon – Terre, planètes, environnement (CNRS/ENS de Lyon/Université Claude Bernard Lyon 1) ont réussi à dater leur apparition à entre 252 et 259 millions d’années.

Des chercheurs du laboratoire de géologie de Lyon – Terre, planètes, environnement (CNRS/ENS de Lyon/Université Claude Bernard Lyon 1) ont montré que les espèces à sang chaud sont apparues dans notre lignée au cours du Permien supérieur, il y a 252 à 259 millions d’années. Jusqu'ici, l’âge d’apparition de ce caractère chez les ancêtres des mammifères était débattu.

Des travaux publiés ce mardi 18 juillet dans la revue eLife. C'est ce caractère nouveau qui aurait d’ailleurs favorisé leur survie lors de l’extinction du Permien- Trias, il y a 252 millions d’années. Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont rassemblé 90 fossiles découverts en Afrique du Sud, au Lesotho, au Maroc et en Chine, dont 63 de thérapsides appartenant à 22 espèces différentes, afin d’en étudier la composition isotopique de l’oxygène. "Aujourd’hui, seuls les oiseaux et les mammifères sont à la fois capables de produire leur chaleur corporelle, on parle d’endothermie, et de la maintenir à une température élevée et constante, c’est l’homéothermie. La combinaison de ces deux caractéristiques, l’endo-homéothermie, est apparue au sein des thérapsides, ancêtres reptiliens des mammifères", indique le CNRS dans un communiqué.

Il y a 270 à 252 millions d’années, ces thérapsides formaient six sous-groupes dont l’un d’eux, les cynodontes, a donné les mammifères. Une autre branche, les dicynodontes était aussi endo-homéotherme, mais elle est aujourd'hui éteinte. Les dicynodontes et les cynodontes ont toutes deux survécu à l’extinction d’il y a 252 millions d’années, alors que 75 % des espèces terrestres ont péri. "La clé de leur résistance aux changements climatiques brutaux pourrait résider dans leur endo-homéothermie", conclut le CNRS.

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