Jules Joassard
© Tim Douet

"Avec 38 % d’indécis, tous les espoirs sont permis pour Benoît Hamon"

Alors que Benoît Hamon, le candidat du Parti socialiste semble de plus en plus loin de se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle, Jules Joassard, son porte-parole dans le Rhône était l’invité de l’Autre Direct.

Lyon Capitale : Après la victoire de Benoît Hamon durant les primaires, vous confiez avoir deux mois pour dégonfler les baudruches Macron et Mélenchon. Il est perdu ce combat-là ?

Jules Joassard : On verra dimanche. Pour le moment, les sondages les créditent d'un score supérieur au nôtre.

Qu'est-ce qui a manqué à Benoît Hamon ?

On a eu beaucoup de mal à faire campagne avec les affaires et une attention des médias sur d'autres sujets. C'est une campagne difficile, mais qui n'est pas finie. En début de semaine, 38 % de nos concitoyens étaient indécis. S'ils choisissent tous le même candidat, tous les espoirs sont permis, y compris pour monsieur Jacques Cheminade, donc pourquoi pas pour Benoît Hamon.

Se ranger à côté de Jacques Cheminade quand on est le candidat du PS c'est plus qu'un aveu d’échec.

C'était pour dire qu'aujourd'hui, n'importe quel candidat qui convainc ces indécis peut changer la donne.

Dans cette campagne, vous abordez plusieurs thèmes, dont le revenu universel qui a changé de forme entre les primaires et aujourd'hui. Ce revenu universel qui d'ailleurs n'est plus un revenu universel, mais une réforme fiscale.

Le fait d'avoir donné le bébé a des économistes reconnus pour essayer de crédibiliser l’idée, qui était vilipendée et contestée trop largement, peut aujourd'hui être interrogé. Je pense que cette façon très fiscale et économiste de faire les choses crédibilise l’idée, mais lui fait perdre le souffle de l'universalité qu'avait la proposition initiale.

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Jules Joassard dans la vidéo ci-dessous.

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