Entretien avec Philippe Selosse, prof à Lyon 2 : "La violence est du côté du ministère"

Par Laurent Burlet
Posté le 16/04/2009  à 12:09 |  lu 5323 fois |  23 réactions|
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Entretien avec Philippe Selosse, prof à Lyon 2 : "La violence est du côté du ministère"

Alors que les universités lyonnaises sont en vacances, le mouvement contre les réformes Pécresse-Darcos ne semble pas faiblir, malgré les examens qui approchent.

A Lyon 1 et Lyon 2, les deux facs en pointe, enseignants et étudiants se sont donné rendez-vous à la rentrée pour de nouvelles assemblées générales qui devront se prononcer sur la poursuite ou non de la grève. En attendant, Lyon Capitale fait le point sur le mouvement avec Philippe Selosse, le responsable pour Lyon 2 du Snesup, le principal syndicat du supérieur. Maître de conférences à la faculté LESLA (Lettres, sciences du langage, arts du spectacle), il revient sur les principaux enjeux d'un mouvement qui dure depuis dix semaines.

Lyon Capitale : Valérie Pécresse ainsi que de nombreux présidents d'université appellent à la reprise des cours pour "sauver l'année universitaire". Est-ce que vous entendez cet appel ?
Philippe Selosse : En réalité, depuis qu'on est en grève, c'est-à-dire depuis dix semaines, la situation aurait pu se calmer. C'est au ministère de prendre ses responsabilités, en retirant ses réformes et en ouvrant des négociations. Après quoi, les cours reprendront sans blocage et sans problème de validation. Quant à la Conférence des présidents d'université qui appelle à la reprise des cours, nous considérons qu'elle ne représente pas la communauté universitaire. Plusieurs présidents d'université, notamment Georges Molinié, le président de la Sorbonne, appellent, eux, à poursuivre le mouvement.
Le président de la CPU, Lionel Collet (président de Lyon 1) a déclaré que la ministre de l'Enseignement supérieur avait accepté de nombreuses avancées à même de permettre la reprise des cours !
Si on regarde du côté du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs, il n'y a pratiquement pas d'avancée. La dernière réécriture du texte est pire que tout et enfonce le coin de la modulation des services.
C'est-à-dire ?
D'un côté on laisse entendre que la modulation n'existe plus, et de l'autre côté, il y a un point du projet de décret qui prévoit, pour besoin de service, que le président d'université pourra imposer une charge supplémentaire d'enseignement. On refuse toujours ce principe de la modulation, à savoir qu'un "mauvais" chercheur, évalué pour des raisons simplement quantitatives, devrait faire plus d'enseignement. Cette modulation des services revient à casser le statut d'enseignant-chercheur. Un bon universitaire doit puiser la matière de son enseignement dans ses recherches. Et contrairement à ce qu'on peut entendre, nous sommes déjà évalués (jury de thèse, qualification nationale, concours de recrutement). Si on doit parler d'évaluation, on devrait retourner la balle dans le camp du ministère. Tous les projets de décrets proposés par Valérie Pécresse sont refusés par l'ensemble de la communauté universitaire depuis plus de deux mois. Ils ont été évalués par des chercheurs particulièrement aptes que ce soit des historiens, des juristes ou des sociologues. Ces projets sont récusés. Si on doit tenir compte de l'évaluation, Valérie Pécresse devrait retirer toutes ses copies !

Pourquoi considérez-vous qu'il est nécessaire de retirer la loi sur l'autonomie des universités dite "loi LRU", malgré la ferme opposition de Valérie Pécresse ?
Beaucoup des réformes contre lesquelles nous luttons sont des décrets d'application de la LRU. Si on ne fait que retirer les décrets contestés et que la LRU demeure, la ministre pourra toujours revenir avec un décret compatible avec la LRU. Nous souhaitons donc son abrogation.

Qu'est-ce qui rend la LRU inacceptable à vos yeux ?
Tout va dans le sens d'un désengagement financier de l'Etat, d'un financement accru par le privé, et d'une précarité aggravée pour tous les acteurs universitaires. Le désengagement financier de l'Etat, on le voit déjà avec le Plan Campus à Lyon, qui mettra en œuvre les partenariats public-privé prévus par la LRU. Les bâtiments du Plan Campus seront construits et appartiendront au privé et l'université devra les louer environ 60 millions d'euros, dont 35 millions déboursés par elle-même au titre de son "autonomie". S'il n'y a pas de financeurs privés, on va trouver cet argent en augmentant les frais d'inscriptions. Ce n'est sans doute pas pour rien qu'une centaine de députés UMP sont en train de proposer un projet de loi visant à favoriser le prêt bancaire pour les étudiants. Toujours dans le cadre de la LRU, Valérie Pécresse l'a dit sans honte, on va supprimer la moitié des postes de personnels administratifs et d'entretien de la fonction publique. On va externaliser leurs fonctions en recourant au privé et à l'emploi précaire.
Pour ces personnels, la LRU met en place une logique d'individualisation des carrières. Le recrutement se fera moins par concours que par entretien d'embauche individuel, le salaire, au mérite, reposera sur des primes et participera à une mise en concurrence. Autre dispositif : le nouveau contrat doctoral pour les thésards. Il s'inscrit dans le même cadre : période d'essai, licenciement sans préavis, évaluation individuelle et mise en concurrence des universités entre elles puisque une université pourra proposer un salaire plus ou moins élevé. Il y a un risque de pression aussi de la part des entreprises qui financeront les recherches.
Ce sera la prime aux grosses universités par rapport aux petites ?
La logique n'est pas de détruire seulement les petites universités au profit des grandes puisque certaines grandes universités sont déjà lésées par les dispositions de la LRU. Prenez une grosse université comme Aix-Marseille 2 qui est passé à l'autonomie comme Lyon 1. Le besoin d'assurer des tâches administratives jusque-là remplies au niveau ministériel va conduire à la création de 62 postes administratifs. C'est autant de postes d'enseignement ou autres qui sont supprimés. Le nouveau système d'allocations des moyens financiers, fondé sur la performance et l'insertion professionnelle des étudiants, au lieu d'être fondé sur le nombre d'étudiants à former, va renforcer le système de concurrence, au détriment des petites universités.
Le retrait de la LRU n'est qu'une partie de vos revendications. Sur quels points souhaitez-vous des changements ?
Sur la réforme de la formation des enseignants, dite "mastérisation". Cela concerne 160 000 étudiants qui préparent les concours de professeur des écoles ou de collège/lycée. Jusque-là , pour devenir enseignant, il faut être titulaire d'une licence (bac+3), puis réussir au concours après une année de préparation, puis une année de formation rémunérée partagée entre un stage en établissement et une formation à l'IUFM.
Avec la mastérisation, il faudra un master 2 (bac+5) pour passer et valider le concours. Il s'agit d'un allongement des études, avec un dispositif complexe où l'étudiant devra, en master 2, à la fois effectuer des stages (offerts aux deux tiers des candidats et réduits à une centaine d'heures), s'initier à la recherche, faire son mémoire, obtenir des certificats supplémentaires (dont un niveau de licence d'anglais) et préparer le concours pour janvier. Le tout, sans accompagnement financier digne de ce nom (bourses de 108 à 220 €/mois) et avec suppression de l'année de stage.
On se prépare, comme en Italie, à un découplage : même si vous avez le concours, vous n'êtes pas sûr d'avoir un poste. On demande donc le retrait de ce projet en maintenant un accompagnement financier et le maintien du couplage concours/poste/statut de fonctionnaire.

Vous parlez de la possible suppression de 20 000 bourses. De quoi s'agit-il ?
Les critères d'éloignement géographique et de la situation monoparentale seront supprimés à la rentrée 2009. Le critère de handicap ne sera plus pris en compte qu'à moitié. 20 000 étudiants vont donc voir leur bourses disparaître ou diminuer de 500 à 2000 euros par an (le montant maximal étant de 4000 euros par an). Pour compenser cela, Valérie Pécresse va augmenter le plafond des revenus parentaux ce qui ouvre des bourses à 50 000 nouveau étudiants qui ont peu ou pas besoin de bourses. On déshabille les plus pauvres, pour habiller des étudiants qui pouvaient mieux assumer leurs études. C'est un dispositif inégalitaire.

Comment allez-vous prendre en compte l'inquiétude de certains étudiants pour la validation de leur semestre et la continuation du mouvement ?
Il faudrait relativiser. A Lyon 2, quand on croise des étudiants, il est rare que leurs inquiétudes concernent la validation des diplômes. L'inquiétude porte sur le coeur même des réformes. Concernant la poursuite du mouvement, tout le monde a très clairement en tête que le ministère n'attend qu'une chose : le pourrissement du mouvement. Autrement dit, le ministère attend que le combat externe, contre le contenu des réformes, se retourne en combat interne, entre étudiants et enseignants. Pour nous faire entendre du ministère, nous envisageons une démission collective des charges administratives non électives (responsabilité d'année, présidence de jury d'examen, direction de département...), comme certains l'ont déjà fait à Lyon 1 ou ailleurs.

Avez-vous réfléchi à des manières alternatives de valider l'année ?
Cela doit faire l'objet d'une discussion et d'une décision collectives au niveau du conseil des études de la vie universitaire. La seule chose que nous pouvons garantir aux étudiants, c'est que nous nous battons pour eux et avec eux. En termes de validation de leurs diplômes, ils ne seront pas pénalisés. L'essentiel est d'aller jusqu'au bout pour se faire entendre. La coordination nationale des universités, la faculté LESLA à Lyon2... appellent désormais à la démission de la ministre. Cette dernière est censée représenter l'ensemble de la communauté universitaire mais elle ne tient absolument compte de rien.
Soutenez-vous le blocage de l'université ?
Sur la question du blocage, les personnels mobilisés ne portent aucun jugement. C'est une action des étudiants. Nous restons en dehors de cela. Nous sommes dans le principe d'une grève active. C'est une grève qui nous pénalise. Elle a des répercussions financières : nous avons constitué une caisse de solidarité pour permettre aux enseignants les plus précaires de pouvoir se mobiliser. Contrairement à ce que dit le ministère, cela nous coûte beaucoup financièrement. Nous travaillons énormément pendant cette grève, en étant constamment présents sur les campus et en animant des assemblées générales, réunions d'information sur les réformes et cours alternatifs. Nous voulons une université où le fonctionnement traditionnel s'arrête pour réfléchir au type d'éducation que nous voulons.
A Lyon 2, certains étudiants, qualifiés d'anti-bloqueurs, reprochent au président de l'université Olivier Christin son "inaction" vis-à-vis de ceux qui bloquent l'université. Comment jugez-vous sa gestion de la crise ?
C'est quelqu'un qui est très à l'écoute de tous, grévistes comme non grévistes. Il n'a pas pris position pour les bloqueurs car il se situe en dehors de cette question. Il tient à ce que l'université reste ouverte. Il a permis et soutenu la Nuit Blanche des universités qui a été un vrai succès. Car, bloqueurs comme antibloqueurs, tous sont demandeurs d'un débat et d'une résistance à l'arbitraire des réformes. La vraie violence est du côté du ministère qui nie complètement le front du refus exprimé par près de trois millions d'individus qui constituent la communauté universitaire. Quand Valérie Pécresse supprime des milliers d'emplois et prévoit le massacre des étudiants pauvres avec la mastérisation et la réforme des bourses, ou le massacre des emplois administratifs, on fabrique beaucoup de chômeurs. Mais ces chômeurs n'ont pas encore de visage et, du coup, on en parle moins que lorsqu'une usine ferme.
Mais le ministère a annoncé le maintien des postes dans les universités !
C'est une annonce en trompe l'œil. Le ministère a maintenu la masse salariale. Il ne maintient pas les postes, mais le financement des heures à effectuer. Cela entraîne soit des heures supplémentaires, soit le recrutement de vacataires, donc la précarité.

Comment jugez-vous le placardage des noms des étudiants opposés au blocage ?
Il s'agit de dérapages individuels que les étudiants et personnels impliqués dans le mouvement déplorent et condamnent. Ils trouvent leur modèle lorsque des hommes politiques désignent des bouc-émissaires ou lorsque l'on fiche les sans-papiers pour mieux les chasser. Ce sont des pratiques condamnables qui apparaissent dans un contexte de violence et de mépris du côté du ministère. Si le ministère prenait ses responsabilités, il ferait en sorte de retirer ce qui est contesté par tous et on retrouverait la sérénité.

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VOS REACTIONS
23

Je cite : "Il faudrait relativiser. A Lyon 2, quand on croise des étudiants, il est rare que leurs inquiétudes concernent la validation des diplômes. L'inquiétude porte sur le coeur même des réformes." C'est pas subjectif pour deux sous des propos pareils, ca c'est certain...

Signaler un abus | le 16/04/2009  à 13:30 | Posté par  Bon sang  

Certains de ses propos me font réagir:
"C'est quelqu'un qui est très à l'écoute de tous, grévistes comme non grévistes".Il n' a jamais daigné accorder un entretien aux non-grévistes donc il faudrait que ce monsieur se renseigne.
"A Lyon 2, quand on croise des étudiants, il est rare que leurs inquiétudes concernent la validation des diplômes. L'inquiétude porte sur le coeur même des réformes."
Soit les étudiants s'en foutent de la valeur de leurs diplômes,soit ce monsieur ment effrontément.
"Sur la question du blocage, les personnels mobilisés ne portent aucun jugement."Il adopte la stratégie à la Ponce Pilate:je me lave les mains du reste tant que mes privilèges demeurent.

Signaler un abus | le 16/04/2009  à 17:02 | Posté par  Canard déchaîné  

quel pleurnichard ce type...heureusement qu'il a 4 mois de vacances pour se remettre de ses émotions, le pôôôvre...

Signaler un abus | le 16/04/2009  à 18:33 | Posté par  Anonyme  

Canard déchaîné, tu as dit que le président n'accordait pas d'entre-vue avec les non grévistes. Mais avant les vacances, il en a accordé une à quelques non grévistes qui ont demandé la fermeture administrative de l'université, et ils ont été écouté puisque la fac a été effectivement fermée. Après, je ne dis pas que ces non grévistes étaient représentatifs de tous les étudiants non grévistes... C'est bien ça le problème...

Signaler un abus | le 16/04/2009  à 19:15 | Posté par  Anonyme  

une bonne tête de vainqueur :)

Signaler un abus | le 16/04/2009  à 22:56 | Posté par  Anonyme  

Bonjour M Selosse, j'adore ce que vous faites, j'espère que la réciproque sera vraie. Aujourd'hui http://www.crisontaime.com réapparaît.Ze scoop low-cost, la Berlusconnerie de la semaine, le petit poucet en grève...prévoyez la journée, je préviens votre patron. Cerise sur le Bic-Mac: la consultation du site est gratuite pour les 100000 premiers visiteurs de la matinée.

Signaler un abus | le 17/04/2009  à 07:01 | Posté par  blosse@tous et aux autres  

Dans son dernier communiqué, la présidence s'appuie sur le succès de la nuit de l'université, pour développer un argumentaire tourné en fait contre la mobilisation étudiante et les formes d'action qu'elle s'est choisie.

Le blocage de l'université y est assimilé, au même titre que des insultes racistes et homophobes qui n'ont rien à voir avec le mouvement, à une " dérive ". Pourtant, sans blocage de l'université, il aurait été impossible de continuer la grève étudiante depuis maintenant plusieurs mois. Dans la plupart des universités où les piquets de grève n'ont pas été mis en place, la mobilisation étudiante s'effondre littéralement.
Si la Nuit de l'Université a été une réussite, c'est grâce à la grève étudiante. Il est donc particulièrement contradictoire et spécieux de s'opposer à la grève étudiante et au blocage, en arguant du succès de la Nuit de l'Université !

D'autre part, si les débats et conférences sont toujours intéressants, ce n'est pas avec ces seuls modes d'action que nous ferons reculer le gouvernement, mais par la grève et les manifestations de masse. Arrêter la grève maintenant, comme nous y invite la présidence, aboutirait à ce que l'essentiel des réformes soit appliqué, nous obligeant l'année prochaine et les années suivantes à nous mobiliser de nouveau ! Depuis un an et demi, nous sommes entrés dans une lutte prolongée, et l'université ne sortira de la crise qu'avec une victoire nette et décisive sur les réformes de privatisation de l'enseignement supérieur.
Concernant les graffitis homophobes, et tout propos raciste qui aurait pu être tenu, il est évident que nous les condamnons. Mais l'amalgame perpétré par le président entre ces faits et notre mouvement est proprement scandaleux, et disqualifie d'office celui qui l'a pratique. Il faut être bien déconnecté de la réalité pour imaginer un seul instant que les étudiants grévistes, qui sont souvent des militants progressistes, sont racistes et homophobes !

Concernant les diplômes, le président s'oppose à leur " validation automatique ". Par souci d'égalité entre tous les étudiants et pour permettre de continuer la grève, nous réclamons que le semestre actuel soit validé pour tous, tout en ménageant la possibilité pour tous d'être évalué. Refuser cette validation après 3 mois de grève, c'est accepter de fait un retour rapide à la normale, les étudiants étant obligé de rattraper les cours en un temps extrêmement bref. Accepter le retour à la normale, c'est accepter la démobilisation, c'est donc travailler objectivement à la défaite face au gouvernement et à Pécresse.

C'est les mesures du gouvernement qui ont pourri notre année en nous acculant à la grève ! C'est le refus de répondre à nos exigences qui nous oblige à continuer. Et c'est ces mêmes mesures qui conduisent à vider nos diplômes de leur contenu, de leur valeur et des droits auxquels ils donnent accès sur le marché du travail. C'est en continuant la grève que nous luttons pour des diplômes de qualité, pas en retournant maintenant sur le banc d'amphithéâtres qui seront demain fermés aux classes populaires si nous perdons la grève - avec l'augmentation massive des frais d'inscription et l'introduction de la sélection à l'entrée et à tous les niveaux de l'université.

Le CA de l'Université avait pris initialement position contre les décrets que Pécresse veut imposer, notamment la " masterisation ". C'était des pas en avant, même si, pour notre part, nous voulons l'abrogation de la LRU, qui est à l'origine de tous ces décrets. Mais les instances de l'université ne sont pas des points d'appui pour une mobilisation efficace contre le gouvernement. Elles sont des chambres d'enregistrement de la politique du Ministère, dans la mesure où elles sont tenues d'appliquer ses décisions. D'autre part, elles sont tenus financièrement par l'Etat, dans le cadre de la concurrence générale entre les universités - par exemple pour accéder aux fonds du Plan Campus. C'est cette réalité qui explique que le président de l'Université est amené nécessairement à prendre des positions ambigües; à s'opposer en acte à notre mobilisation, quand bien même il l'a soutient en parole. Il cède aujourd'hui, logiquement, aux pressions du Ministère et des forces opposées à la grève.

Mais les étudiants n'ont pas besoin du soutien du président de l'Université pour se mobiliser. En continuant la grève, en reconduisant le blocage de l'Université, en préparant l'unification des luttes sociales pour mettre un coup d'arrêt à la politique du gouvernement qui veut nous faire payer la crise économique, nous déjoueront les manœuvres de ceux qui veulent briser la grève, le chantage aux examens, et nous ferons plier Darcos et Pécresse !

Nous appelons plus que jamais à manifester toujours plus nombreux tous les jeudi à 14h Place des Terreaux.

Comité de mobilisation des étudiants de Lyon 2

Signaler un abus | le 17/04/2009  à 10:06 | Posté par  Anonyme  

Etudiants des Universités: ouvrez les yeux !
les étudiants des universités refusent le principe de "concurrence", ils resteront donc des diplomés au rabais par rapport aux diplomés des grandes écoles...et la France un pays en décadence incapable d'efficacité dans la concurrence mondiale. L'esprit "fonctionnaire" habite l'université: étudiants et professeurs se complaisent dans cet esprit.
En ce qui me concerne, j'ai fait mes études d'ingénieur dans une Grande Ecole puis fait un doctorat aux USA ( Univ de Californie, Berkeley) et je ne le regrette pas. Cette université produit plus de prix Nobels que la France ! et ma recherche était financée par l'industrie...
En bref: l'Université en France est DECADENTE.
Les profs entretiennent un esprit rétrograde et réussissent l'endoctrinement des étudiants. C'est tout simplement NUL !

Signaler un abus | le 17/04/2009  à 15:53 | Posté par  warejus  

Je suis assez d'accord avec toi warejus surtoût la dernière phrase.Si Lyon 3 augmentait encore le niveau de ses diplômes,elle serait la meilleure fac française et pourrait rivaliser avec les meilleurs mondiales.
http://www.20minutes.fr/article/320379/France-Une-fuite-des-cerveaux-franco-francaise.php

Signaler un abus | le 17/04/2009  à 17:39 | Posté par  Canard Déchaîné  

canard déchainé je te remerci de tout coeur pr ton intervention sacrément inutile ... Parce que renseigne toi un ptit peu, et tu verras que contrairement à ce qu'on dit et contrairement à l'image qu'elle veut faire passer, lyon 3 est une fac banale qui délivre des diplômes aussi "banals" que ceux de lyon 2 ...
Il s'enflamme grave à la manu des tabacs, avec leurs slims et leurs cravattes .. mais ça vaut rien !!

Signaler un abus | le 17/04/2009  à 18:00 | Posté par  Anonyme  

parceque faire des affiches de délations digne des plus belles heures de Staline c'est pas de la violence??? ouvre les yeux et sort de ta tour d'ivoire mon gars!

Signaler un abus | le 17/04/2009  à 18:19 | Posté par  à philippe selosse  

"Nous avons constitué une caisse de solidarité pour permettre aux enseignants les plus précaires de pouvoir se mobiliser" Ça fait mal aux honnêtes gens chantait brel.

Signaler un abus | le 17/04/2009  à 18:32 | Posté par  jerome manin  

la "subtilité" des attaques des internautes de droite sur ce site me laisse à chaque fois surpris...

Signaler un abus | le 17/04/2009  à 19:15 | Posté par  laurent purion  

@Laurent Purion
Figurez-vous que Romain Blachier m'a dit du bien de vous ! Avez-vous un homonyme ?

Signaler un abus | le 17/04/2009  à 19:51 | Posté par  jerome manin  

Le Président avait annoncé qu'il mettrait en place un vote à bulletin secret..
D'après son dernier communiqué, on voit encore une fois qu'il s'échappe de ses fonctions, il demande que le vote siot mis en place par les étudiant eux-mêmes et lui il observe mais n'agit pas.. Déplorable..
Oui, les étudiants sont inquiets pour la valeur de leur diplome!

Signaler un abus | le 17/04/2009  à 22:08 | Posté par  dvX  

Ce monsieur est surement un très bon professeur, en revanche, à lire cet entrevue, il semble en déphasage total avec la société actuelle, la "vraie" vie dans laquelle vivent les citoyens. Dommage.

Signaler un abus | le 17/04/2009  à 23:21 | Posté par  josianne  

Hélas, comme bcp de français, je pense que le problème des enseignants est surtout un problème d'ego...

Signaler un abus | le 18/04/2009  à 15:19 | Posté par  yann  

@yann
Je crois au contraire que l'ego n'est pas là plus envahissant qu'ailleurs. Les enseignants ne sont pas en phase avec la société dans laquelle ils évoluent, ce sont eux qui le disent. Leur demande est de changer la société pour qu'elle s'adaptent à leur vision du monde car ils préparent le monde de demain. C'est en opposition totale avec les principes de bases qui régissent la démocratie et ça coince.

Signaler un abus | le 18/04/2009  à 15:30 | Posté par  Anonyme  

Je serais curieux de savoir à quel point ceux qui critiquent le mouvement dans les universités maitrisent réellement leur sujet. En fait, rien qu'à voir les réponses on le sait déjà : le degré de connaissance est certainement plus proche de 0 que de 100%. J'adore tout particulièrement quelqu'un issu de ce qu'on appelle une grande école (il y en a des petites ?? :D) traiter l'université de décadente. Dites moi, si on imposait le même flux d'étudiant à ces écoles, seraient elles toujours à même de se targuer de superbes résultats ? Les étudiants des grandes écoles sont bons avant d'y entrer, les écoles ne font que maintenir leur niveau grâce aux énormes moyens dont elles disposent en comparaison des universités.
On voit de taoute façon toujours très bien que dans les opposants au mouvement il n'y a jamais d'argumentaire construit, tout au plus l'expression de peurs entretenues par les discours ministériels.
Alors commencez par vous renseigner avant que l'on ait à vous classer dans ceux qui critiquent parce qu'ils n'ont jamais rien accompli.

Signaler un abus | le 19/04/2009  à 17:42 | Posté par  Fromlyon1  

parcequ'il y en a des argumentaires chez toi?...
sors un peu de ton monde, et regarde la société!

Signaler un abus | le 20/04/2009  à 19:38 | Posté par  à fromlyon1  

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