Manif, dégradations et pillages : le récit de la journée de mardi (vidéo)

Par Fabien Fournier et Anthony Faure avec nos envoyés spéciaux
Posté le 19/10/2010  à 14:00 |  lu 52560 fois |  13 réactions|
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pillages ()
© Houcine Haddouche

Entre 18.000 et 45.000 personnes ont rejoint la place Bellecour mardi 20 octobre où les jeunes ont affronté les CRS. Six véhicules ont été incendiés et 21 autres retournés. Neuf magasins de la Presqu'Ile ont été pillés. 74 personnes ont été arrêtées par les forces de l'ordre. Récit de la journée.

19h50 - "Des comportements proches de la guérilla urbaine"

Suite aux nombreux affrontements de mardi à Lyon, le préfet du Rhône Jacques Gérault a réagi très vivement : "Pour la première fois, nous avons eu à faire à des exactions de près de 1300 casseurs. 21 véhicules ont été retournés, 8 commerces dégradés, 9 pillés. 170 personnes ont été interpellées depuis jeudi dernier dont 74 aujourd'hui (dont un tiers connues des services de police)". Le préfet a ajouté : "Ce sont des voyous qui viennent de banlieue et qui profitent pour vandaliser".

Alors que 500 policiers étaient mobilisés mardi, "quatre unités supplémentaires de force mobile seront déployées mercredi, soit entre 700 à 800 forces de l'ordre". Jacques Gérault lance un appel aux parents "pour que les jeunes ne se laissent pas embrigader par un mouvement où ils seraient manipulés".

Albert Doutre, directeur départemental de la sécurité publique évoque "un échelon supplémentaire de franchi". "Nous avons eu à faire à des comportements proches de la guérilla urbaine. Les dégradations des rues étaient systématiques. Il était nécessaire d'utiliser le GIPN", a t-il ajouté.

19h00 - 75 interpellations mardi à Lyon

Les affrontements entre forces de l'ordre et casseurs à Lyon ont abouti à 75 interpellations mardi, notamment en centre-ville.

18h40 - Retour au calme à Lyon

Après une journée de turbulences, le centre-ville de Lyon est à nouveau calme. Les derniers manifestants se sont petit à petit dispersés dans les rues adjacentes de la place Bellecour.

18h20 - Gérin condamne "des actes criminels"

Dans une déclaration de presse, le député communiste du Rhône André Gerin condamne fermement "les actes criminels"  commis à Lyon pendant toute la journée de mardi. L'ancien maire de Vénissieux explique que :

"Des casseurs, des voyous, des bandes, organisent des actes criminels. Ils détruisent, brûlent sans raison pour discréditer, pourrir et casser la popularité des manifestations pacifiques. Ils veulent contribuer à retourner l’opinion. C’est "bingo" pour le gouvernement.

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© Flore Giraud

17h40 - Les boutiques détériorées

Nos équipes dépêchées sur place ont parcouru les rues de la République et Victor-Hugo. Six boutiques ont été particulièrement victimes de dégradations : leurs vitrines sont complètement saccagées. Il s'agit de Micromania (jeux vidéos), Franco Arno (chaussures), Sellerie Victor Hugo (cuir), Collector Shoes (chaussures) et les bijouteries Sindyor et Gudule. L'une d'elles a été complètement pillée : Collector Shoes qui vend des baskets tendance. Rue Victor-Hugo, sept autres boutiques déplorent une dégradation de leur vitrine. Par comparaison, la rue de la République semble un peu plus épargnée. Brioche Dorée a toutefois subi des actes de malveillance. Les kiosques de la place Bellecour ont quant à eux été saccagés.

16h45 : Bellecour toujours agitée

Une centaine de manifestants d'extrême-gauche continue son "sit-in" place Bellecour, malgré les jets de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre. Aux cris de "révolution, révolution", les fauteurs de trouble, une grande majorité de jeunes, font de la résistance.

16h35 : "Je suis scandalisé par l’attitude des forces de l’ordre qui n’ont pas réagi"

Nous avons fait réagir les élus lyonnais. Denis Broliquier, maire du 2e arrondissement, était sur le terrain, à la rencontre des commerçants. “Je suis scandalisé par le déferlement de violence que j’ai vu et par la casse à laquelle se sont livrées quelques centaines de personnes. Je suis aussi scandalisé par l’attitude des forces de l’ordre qui n’ont pas réagi en arrêtant les casseurs. Ils ont des consignes pour contrôler la situation mais pas pour les arrêter. Des responsables des forces de l’ordre m’ont dit : "on a des consignes pour ne rien faire”. Dans le 2è arrondissement, plus de 40 magasins ont été cassés. Les commerçants sont traumatisés. Ils ont vu des hordes de casseurs débarquer et il y a eu deux arrestations. Le fait de vouloir calmer le jeu n’est pas une bonne chose. Dans une situation de crise, on doit respecter le droit”. A suivre dans la soirée, un article sur les réactions politiques à cette journée.

16h25 : Charge des CRS et fuite vers Carnot

Les incidents continuent à Bellecour. Les CRS ont procédé à une nouvelle tentative de dispersion des derniers casseurs. Une centaine de jeunes est partie en courant à travers la rue Victor Hugo en direction de la Place Carnot. L'intimidation entre forces de l'ordre et manifestants continue. Notre journaliste dépêché sur place relate quelques projections "un peu gratuites" de bombes lacrymogènes. Le calme aura été de courte durée.

sitting ()
© Flore Giraud

16h20 : Retour sur la place Bellecour

Les manifestants sont à présent assis autour de la statue de Louis XIV. A l'autre bout de la place, un camion du GIPN. L'hélicoptère survole la place. La situation est plutôt calme, chaque camp s'observant.

16h15 : 56 interpellations, 6 véhicules brûlés

La préfecture fait le point de la situation à 16h. Les forces de l'ordre ont interpellé 56 personnes, "pour la plupart des mineurs (lycéens et collégiens)", selon un communiqué. Quatre policiers et un manifestant ont été légèrement blessés. Par ailleurs, la préfecture dresse un bilan des dégâts. Six véhicules ont été incendiés et une trentaine d'autres ont été renversés. De plus cinq à six magasins ont été pillés, tous en Presqu'Ile. "Ces exactions sont le fait de petits groupes de casseurs très mobiles agissant indépendamment de la journée nationale d'actions ".

15h15 : les casseurs dispersés

Les forces de l'ordre poursuivent leur stratégie de dispersion des manifestants. Un camion du GIPN a été aperçu par l'un de nos journalistes. Une Fiat 500 a été retournée près des Cordeliers. Un hélicoptère des forces de l'ordre survole depuis maintenant plus de deux heures la Presqu'Ile. Un contingent impressionnant de CRS est déployé dans le 2e arrondissement lyonnais depuis le milieu de la matinée.

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© Flore Giraud

15h10 : Collomb condamne et appelle au calme

Par l'intermédiaire de son profil Facebook , le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb appelle au calme. La ville de Lyon subit depuis ce mardi matin de violents affrontements entre forces de l'ordre et lycéens, notamment autour de la place Bellecour. "La situation se dégrade. Un peu partout des incidents se produisent. Je condamne ces débordements et en appelle au calme ", lance le maire. En voyage en Asie, il devrait regagner Lyon ce mercredi.

14h45 : Courses poursuites dans les rues de Lyon

Les CRS ont tenté de disperser les jeunes. La course poursuite a débuté dans les rues du centre-ville, notamment en direction des Cordeliers. Les forces de l'ordre bloquent désormais l'entrée de la rue de la République, à proximité du cinéma Pathé. Plusieurs vitrines ont été brisées alors que les autres commerces ont baissé les rideaux. Les plus irréductibles des casseurs ont été arrêtés par les policiers.

14h15 : Un hélicoptère place Bellecour

Depuis plus de vingt minutes, un hélicoptère surplombe la célèbre place lyonnaise où entre 300 et 400 étudiants tentent d'organiser un sit-in. Alors que la plupart des salariés et des syndicats sont rentrés chez eux, des jeunes sont toujours aux prises avec les forces de l'ordre. La situation est encore loin d'être calme.

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© Houcine Haddouche

13h30 : Pillages rue Victor Hugo

Des vitrines sont fracassées et des commerces pillés rue Victor Hugo, entre Bellecour et Ampère. Micromania, France Arno en ont fait les frais, tandis que des casseurs ont essayé de piller la Brioche Dorée, rue de la République. Des policiers en civil interpellent des jeunes. Quant aux syndicalistes et salariés, ils tentent vainement de raisonner les lycéens en colère, sans succès. Notre journaliste a croisé des confrères travaillant pour des médias anglo-saxons.

13h25 : Meirieu demande aux manifestants de s'interposer entre jeunes et policiers

Le vice-président du Conseil régional a pris le micro de la CGT. Il a demandé aux manifestants de ne pas céder "aux provocations qui viennent de partout". Il a exhorté les syndicalistes de s'interposer entre les lycéens et les forces de l'ordre. "Certes, il y a des jets de pierres, mais en répondant par des lacrymogènes, les CRS excitent tout le monde. C'est de la provocation", affirme Anthony, délégué CGT.

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© Houcine Haddouche

13h00 : Philippe Meirieu au milieu des hostilités

L'affrontement entre CRS et lycéens continue place Antonin Poncet où gaz lacrymogènes et projectiles sont échangés. Scène cocasse, Philippe Meirieu, vice-président du Conseil Régional tente de s'interposer entre les forces de l'ordre et les manifestants. Les lycéens sont dispersés dans toutes les rues adjacentes, au sud de la place Bellecour. Il y a un peu moins de casse depuis une demi-heure.

12h55 : 18.000 manifestants selon la police

La police comptabilise 18.000 manifestants dont 4000 jeunes (lycéens et étudiants). Parmi eux, des salariés de la chimie très représentés, dont ceux de l'usine Arkema Pierre-Bénite. Le speaker de la CGT appelle les gens à ne pas "répondre aux provocations" policières.

lycéens pillages ()
© Damien Brunon

12h20 : 13 interpellations à la mi-journée

La préfecture annonce à la mi-journée 13 interpellations de présumés casseurs. Les kiosques situés place Bellecour ont été saccagés, alors que le cortège officiel arrive place Bellecour. La place a été vidée par les forces de l'ordre avant l'arrivée des manifestants. Du coup, les jeunes se replient au sud de la place et se dispersent.

12h15 - 45 000 manifestants aujourd'hui

Participation forte à Lyon. Selon les syndicats, plus de 45.000 personnes manifestent mardi en fin de matinée à Lyon contre la réforme des retraites. Une participation équivalente à celle de mardi dernier. Le secrétaire départemental de la SNES FSU, Stéphane Gomez nous a confié que : "la mobilisation était très forte. Le gouvernement doit enfin ouvrir les discussions qu'il n'a jamais ouvertes".

12h10 - La rue Victor-Hugo, victime de la rage lycéenne

La manifestation syndicale se rapproche de la place Bellecour. Il semble que les jeunes se dirigent à présent vers Perrache. La rue Victor-Hugo subit des dégradations. Plus d'une dizaine de vitrines de commerces ont été vandalisées. Certains commerçants, plus prévoyants, ont baissé leur rideau à temps.

12h00 - Bellecour en état de siège

La situation évolue peu place Bellecour. Les CRS tentent de disperser les manifestants, en vain. L'échange gaz lacrymogènes - projectiles continue. Une jeune lycéenne, victime d'un malaise, a été évacuée sur la place. Un journaliste a reçu un projectile et a été blessé.

11h45 - La manifestation contre la réforme des retraites est bien partie

La manifestation contre la réforme des retraites est bien partie, malgré quelques incertitudes. La tête du cortège est arrivée place Gabriel Péri. Les manifestants pourront-ils rejoindre la place Bellecour où des  affrontements ont cours ? Les forces de l'ordre semblent bloquer l'accès à la rue de la Barre.

pillages ()
© Houcine Haddouche

11h32 - Affrontements place Bellecour

Situation tendue place Bellecour. Des feux de poubelles ont été lancés. Les CRS répliquent avec des gaz lacrymogènes, aspergés en quantité importante. Près de 1000 jeunes - essentiellement des lycéens - affrontent actuellement les forces de l'ordre. Des vitrines de magasins ont été brisées rue de la République. Un véhicule est renversé devant la boutique Foot Locker. Les forces de l'ordre essaient de retenir les manifestants place Bellecour, bloquant l'accès de la rue de la République, rue du président Herriot et rue de la Barre.

11h15 - Quatre autos renversées cours Gambetta

Les incidents se sont multipliés ce matin. Vers la Manufacture des Tabacs, des dégradations ont été constatées. Le long de l'avenue Gambetta, quatre autos ont été renversées. Nombre d'autres ont subi des dégradations, comme des pare-brises éclatés.

11h05 - Trois voitures retournées place de la Bourse, une en flamme

Les pompiers interviennent place de la Bourse. Trois véhicules ont été retournés et l'un d'eux est en flamme. Les forces de l'ordre reçoivent des jets de pierre.

11h - Une fourgonnette renversée rue de la République

Casseurs et lycéens n'ont pas souhaité rejoindre le cortège de la manifestation officielle contre les retraites qui part de la place Ambroise Courtois. Ils se sont rejoints comme hier aux abords des Terreaux. Une fourgonnette a été renversée rue de la République, au niveau de la rue de l'Arbre Sec. Des poubelles sont incendiées. Les forces de l'ordre, présentes sur place, ont reçu l'ordre d'agir avec retenue.

Lire également : Casseurs ? guerilla urbaine ? Des paroles pour tenter de comprendre

dégradationslycéenslyonmanifestationretraite
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Oui, enfin ne paniquons pas non plus, hein. Le centre-ville n'est pas à feu et à sang non plus, et, comme l'article le pointe par moments, l'attitude des forces de l'ordre est assez surprenante.

Et relativisons aussi les amalgames - il y a des manifestants, radicalisés, mais pas de hordes de casseurs non plus

Signaler un abus | le 19/10/2010  à 17:12 | Posté par  florent  

Les syndicats et les PS savent parfaitement que cette réforme est inévitable. Jospin aurait d'ailleurs dû la faire entre 97 et 2002 quand il était au pouvoir. Il a préféré faire l'autruche. Aujourd'hui, alors que les déficits menacent la CNAV d'implosion, les syndicats (qui pourtant gèrent la retraite paritaire) et le PS (qui pourtant participe au Conseil d'Orientation des Retraites) font preuve de la plus totale irresponsabilité et même, d'un grave cynisme.
Décidément, jusqu'où mène l'antisarkozisme ?
J'ai vu la manif aujourd'hui : comme chaque fois, des bandes de racailles venues des banlieues s'abattent sur le centre ville pour casser, piller, brutaliser ...
Et s'il y a un mort, la gauche viendra encore dire que c'est la faute à Sarko.
Quant aux vrais lycéens, il feraient mieux de retourner en classe et de revoir les basiques de l'arithmétique. Aujourd'hui, il y a 2,5 actifs pour 1 retraité. Dans 12 ans, ce sera 1,1 actifs pour 1 retraité. En clair, dans 12 ans, chacun de nos lycéens manifestants devra assumer à lui tout tout seul l'entretien d'un retraité. Donc, cette réforme est dans l'intérêt des lycéens et ils sont incapables de la comprendre ...
A se demander si la France a encore un avenir avec le niveau d'imbécilité où sont tombés tant de ses habitants.

Signaler un abus | le 19/10/2010  à 17:51 | Posté par  aiglemalin  
Tudors Henry (Valois)

@florent : l'article parlent bien de hordes qui s'engouffrèrent dans les magasins pour piller les marchandises. Alors ?
Sur Rue89, certains défendent l'idée que le gouvernement attendraient maintenant un pourrissement du mouvement, c'est à dire que les citoyens s'opposeraient aux scènes de violence. Si le gouvernement se comportait comme il se doit, peut être que cela ne serait pas nécessaire. La lâcheté est une constante en politique, semble-t-il. Un peu d'action, messieurs ! Bonaparte s'est distingué en calmant les émeutiers à Paris avec ses canons. Ce qu'il devint en France, ensuite, devrait en inspirer certains.

Signaler un abus | le 19/10/2010  à 17:57 | Posté par  Valois  

@valois : j'ai remonté la rue de la république vers 15h (j'avais pas le choix le camion blindé du GIPN avançait...), je n'ai pas vu des hordes de casseurs. Des jeunes bien chauds, oui, mais bon, c'était pas Beyrouth non plus...

Signaler un abus | le 19/10/2010  à 18:17 | Posté par  florent  

Honteux ! Mais qu'attend le préfet pour lancer la charge de CRS ! Le GIPN était sur place, pourquoi un tel déploiement de forces si c'est pour regarder les casseurs s'en prendre aux pauvres commerçants de la rue Victor Hugo.

Signaler un abus | le 19/10/2010  à 18:20 | Posté par  shikam  

Des "lycéens" ayant choisi option sport 2 "haltérophilie urbaine" au bac :

http://www.youtube.com/watch?v=b2j2rc9n2Is&feature=player_embedded

Signaler un abus | le 19/10/2010  à 18:45 | Posté par  Patrick  
Tudors Henry (Valois)

@florent : pourquoi ne pas devenir reporter de crise ? Apparemment les victimes ne savent pas très bien ce qu'elles ont vu. Il va falloir leur expliquer. ^^

Signaler un abus | le 19/10/2010  à 19:17 | Posté par  Valois  

Suivi de la journée lyonnaise en photo et video cotés manifestant

http://rebellyon.info/Suivi-quotidien-du-mouvement-sur,7670.html

Signaler un abus | le 19/10/2010  à 20:02 | Posté par  bruno  

C'est effrayant ces vidéos ! C'est insupportable ce laisser-faire !
Ras-le-bol des discours lénifiants de la gauche caviar qui auréolent ces pauvres petits jeunes des cités.
Une seule solution s'impose : le feu vert au GIPN (point barre).

Signaler un abus | le 19/10/2010  à 20:53 | Posté par  shikam  

Valois, vous êtes formidable. Depuis votre Loft d'Ecully vous avez tout vu ! Vous êtes en or!

Signaler un abus | le 19/10/2010  à 21:00 | Posté par  caderoussel  

@bruno le rebelle
La lecture de votre site me donne envie de gerber tellement cette justification de la violence et de la haine me semble banalisée chez vous.
"Vous dites cas­seurs ? Nous disons revan­che contre la police et Sarkozy !" "11h57 : la ven­geance :-) Un groupe de la BAC vient de se faire char­ger méchant" etc etc...

Mais je remarque que vous vous n'allez pas au bout des choses puisque toutes vos photos sont floutées... Vous avez peur que les jeunes manifestants n'assument pas leur opinion et leur acte ? Vous avez peur qu'ils soient considérés alors comme des racailles ou des sauvageons ou des casseurs ??

Enfin j'ai quand même bien rigolé en lisant votre annonce de l'arrivée du Président de la République car la rue Victor Hugo n'était pas nettoyée... Du grand n'impore quoi ! J'en conclu perso. que vous devez être un sacré lascard vous !!!

Signaler un abus | le 19/10/2010  à 22:56 | Posté par  QUENELLE  
Lenaudet Jonathan (perrecour)

Bonsoir.

Je suis témoin d'une grande partie de ces scènes, ayant été manifestant. Je peux déjà dire une chose: les personnes que j'ai vu se faire interpeller ne sont certainement pas des casseurs. Et on le voit sur les vidéos. Il s'agissait juste des lycéens. Les CRS ont chargé sur TOUT, sauf sur les casseurs. Ils ont gazé les manifestants au lieu de viser les casseurs. C'est scandaleux. Tout est de la faute des forces de l'ordre. Ils ont guidé les casseurs, je suis désolé mais c'est mon sentiment.
Hier soir, vers 20h, j'ai fait un tour dans Lyon, vers Carnot, Bellecour et H de Ville. La ville pansait alors peu à peu les plaies.
J'ai vu pas mal de choses, des choses que je n'avais jamais vu de mes yeux, je suis atterré, scandalisé par l'attitude des CRS etc... Je pense, comme beaucoup, que tout est monté, que les casseurs ont été guidés. Pourquoi? Pour faire peur à la population, aux manifestants. Mais la population, elle ne décolère pas, et cette violence en appellera d'autre. Vers des points stratégiques...
Merci au gouvernement, et aux médias, d'avoir mis le bazar en France. Merci aux manipulés, merci à tous. Les anciens le disent: ça va mal se finir pour certains...

Signaler un abus | le 20/10/2010  à 02:20 | Posté par  perrecour  

Merci,

Lyon, une ville qui ne bouge pas beaucoup d'habitude, vous avez remarqué?
A la météo par exemple, on donne les températures à Rennes, Lille, Bordeaux, Marseille, on parle des chiffres des manifestations pour ces même villes...

Lyon, une ville qui fait parler d'elle en ce mardi dix-neuf octobre.

Pourquoi?
Mais pour ses casseurs, évidemment!
On casse et ça passe au JT
France 2, TF1 etc..

Mesdames et Messieurs,
Nous sommes en 2010. Pas en 1980. Encore moins en 1970.
Mes chers ainés, vous avez manifesté en votre temps, vos parents l'on fait avant vous, et d'autres avant eux ont su montrer que la démocratie n'est pas un vain mot.
Aujourd'hui, manifester est devenu une coutume en France.
On a trop crié "Au loup" et dorénavant même quant on hurle, le berger n'entends plus rien.

On parle de Lyon au JT aujourd'hui.

Quel est le but d'une manifestation si ce n'est faire parler d'elle, des revendications qui l'anime.

Aujourd'hui est une opération réussie, pour une seule raison : On a fait parler de nous.
En bien ou en mal peut importe.
Que les idiots qui pensent que Jean-Marie, Nicolas, Ségolène ou Martine règlerons tout ça continuent à se bercer d'illusions.

Aujourd'hui on ne passe pas à l'action et criant des slogans dans la rue, ça c'était il y a 50 ans.

Aujourd'hui on n'interpelle pas nos dirigeants en gonflant les chiffres des manifs, ça c'était il y à 50 ans.

Aujourd'hui on ne revendique rien en usant ses semelles dans la rue, en s'égosillant, en perdant une journée de travail, et en se faisant tirer des lacrymo sur la face par des flics par mieux logés que nous.

Aujourd'hui pour faire passer le message, on casse.
On fout le bordel, ça vaut bien nos vies en l'air.
On casse, même si pour des barbares on passe,
On cassera jusqu'à ce que le message passe.

Mati

Signaler un abus | le 20/10/2010  à 03:53 | Posté par  Mati  

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aller on passe à l'action pépito. On et cher nous le grand Lyon apartient au contrébuable non a colomb . Nous les éboueur on se...
Posté par  pépito69 | le 21/02/2012 21:29
Tenez bon monsieur le Maire la menace de la grève n'est pas grave.
Un cdi fonctionnaire à qui il reste 30 ans de travail coute
1...
Posté par  populiste | le 20/02/2012 14:29
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