Najat Vallaud-Belkacem : "de la pédagogie, pas de démagogie"


Par Julie Mermet
Publié le 21/04/2017  à 18:35
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Une quarantaine d’enseignants, d’élus, ou de simples curieux étaient réunis autour d’un "forum des idées" sur le thème de l’éducation, jeudi 20 avril à Villeurbanne, en compagnie de Najat Vallaud-Belkacem. 

Najat Vallaud-Belkacem lors du comité interministériel sur l’égalité et la citoyenneté à Vaulx-en-Velin, le 13 avril 2016 © Tim Douet
© Tim Douet
Najat Vallaud-Belkacem à Vaulx-en-Velin, le 13 avril 2016.

À l’arrière d’un restaurant dans une rue en travaux entre Vaulx-en-Velin et Villeurbanne, s’est tenu le quatrième "forum des idées" des soutiens de Benoît Hamon, avec comme point d’orgue l’éducation. Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Éducation nationale était présente, accompagnée principalement d’élus et d’enseignants. Dans une salle remplie avec une atmosphère conviviale, la ministre est revenue sur le bilan du quinquennat et les raisons de son soutien au candidat Benoît Hamon.

Pascale Crozon, députée socialiste de Villeurbanne en fin de mandat, a inauguré cette soirée en rappelant que "l’éducation doit être une priorité en 2017" et déplorant "l’absence d’un réel débat sur le sujet entre les candidats à la présidentielle". 

"Lutter contre le décrochage scolaire"

Dans l’arrière-salle du restaurant, le sujet du décrochage scolaire est rapidement abordé par Najat Vallaud-Belkacem. L’heure est à la rétrospective : "Avant 2012, en tant qu’élue locale, je voyais clairement les problèmes de décrochage et de faiblesse des apprentissages en lien avec les inégalités sociales". C’est le cas d’enfants qui perdent les pédales dans un "engrenage de perte de confiance en eux" selon Fleur Duhamel, enseignante dans des écoles de Villeurbanne et de Vaulx-en-Velin : "Certains enfants en difficultés sont obligés d’avancer dans le programme, ils ne peuvent pas progresser à leur rythme et se retrouvent vite en marge". 

La ministre de l’Éducation revient alors sur les points clés du quinquennat de François Hollande en matière d’enseignement. Et précise que "lutter contre le décrochage scolaire est un travail de fourmi" auquel le gouvernement a contribué notamment par la création de 60 000 postes. Des postes qui "ne se verront qu’à la rentrée 2017, puisqu’il faut du temps pour la formation des enseignants", ajoute-t-elle, avant de conclure : "mais nous ne serons plus là pour le voir". 

"Je défends la continuité du quinquennat"

Devant une salle attentive, Najat Vallaud-Belkacem prône un prolongement des décisions prises depuis 2012 au niveau éducatif : "Je défends la continuité du quinquennat dans le programme de Benoît Hamon au sujet de l’éducation". C’est la raison pour laquelle elle soutiendra le candidat socialiste "jusqu’au bout". Pour elle, "il n’y a pas photo entre les programmes pour 2017. Il faut créer des postes d’enseignants, et augmenter la formation continue". Elle dénonce par ailleurs un "sujet étonnement absent de la campagne présidentielle". 

Najat Vallaud-Belkacem critique ensuite un Emmanuel Macron "démagogique", qui tient "des propos qui n’ont aucun sens". Selon elle, "face aux problématiques actuelles, il est complètement absurde de vouloir supprimer des postes de fonctionnaires". Il faudrait surtout "faire de la pédagogie, et pas de la démagogie"

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Vos réactions
2 commentaires

Une qui va soulager le ministère de l'éducation en disparaissant du paysage, à moins que comme ses copains elle rejoigne le petit banquier.

Signaler un abus | le 22/04/2017  à 11:10 | Posté par  Robes Pierre  

Non, elle ne ralliera pas Macron-le -banquier-aux- dents- de- vampire.

Après la fuite des Collomb, Valls et Cie partis chez celui qui ne veut pourtant pas des crevards, j'apprécie son analyse du valet des milliardaires :

"Najat Vallaud-Belkacem critique ensuite un Emmanuel Macron "démagogique", qui tient "des propos qui n’ont aucun sens". Selon elle, "face aux problématiques actuelles, il est complètement absurde de vouloir supprimer des postes de fonctionnaires". Il faudrait surtout "faire de la pédagogie, et pas de la démagogie".

Signaler un abus | le 22/04/2017  à 21:37 | Posté par  Gérard Eloi  
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